Ces superstitions du théâtre qui font flipper même les comédiens

Vendredi 13. Vous regardez l’heure deux fois, vous évitez les échelles… et vous vous dites que tout ça, c’est un peu ridicule. Au théâtre, beaucoup moins. Parce que derrière le rideau, il existe tout un tas de règles non écrites. Des habitudes, des rituels… et surtout des superstitions que certains suivent à la lettre. Même quand ils jurent ne pas y croire.
Mordue
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Ces superstitions du théâtre qui font flipper même les comédiens
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Vous avez sans doute déjà entendu quelqu’un dire “merde” à un comédien avant son entrée en scène. Et ce dernier répondre “je prends !”. Bizarre habitude de saltimbanque, vous êtes-vous peut-être dit. Et vous n’auriez pas totalement tort.

Parce que s’il avait succombé à la politesse en répondant un simple “merci”, il aurait surtout pris le risque de s’attirer un bon vieux coup de poisse. Bon, on n’est pas à deux doigts d’une malédiction familiale non plus… mais l’idée est là : au théâtre, certaines règles ne se discutent pas.

Et des règles comme ça, il y en a partout.

Le vert, cette couleur qu’on évite soigneusement

C’est LA superstition la plus connue. Porter du vert sur scène ? Mauvaise idée. Plusieurs origines possibles à cette légende, et l'occasion pour L'Affiche d'en débunker une : non, ce n'est pas parce que Molière serait mort vêtu de vert que la couleur traînerait une réputation pas franchement rassurante dans les coulisses.

Mais bien plutôt à cause de la toxicité de la teinture qui a entraîné progressivement les comédiens à éviter les costumes de cette couleur.

Résultat : encore aujourd’hui, beaucoup de comédiens préfèrent ne pas tenter le diable.

Ne jamais dire “corde”

Sur un plateau, on ne parle pas de corde. Jamais. On dira “fil”, “guinde”, tout ce que vous voulez… mais pas ce mot-là. Un héritage un peu glauque lié aux pendaisons, que le théâtre a préféré bannir de son vocabulaire.

Oui, même en 2026.

Les œillets, ces fleurs qu’on ne veut pas voir

Offrir des fleurs à un comédien, très bonne idée. Mais pas des œillets. À l’époque où les troupes étaient permanentes, le directeur du théâtre offrait un bouquet de roses aux comédiennes dont le contrat était renouvelé.

Et celles qui ne l’étaient pas… recevaient des œillets. Moins chers (et surtout, beaucoup moins encourageants). Depuis, le message est resté. Et autant dire qu’on préfère largement repartir avec des roses !

“Merde” : le seul mot qu’on adore entendre

C'est ma superstition préférée du milieu, parce que son explication est d'une logique imparable. Pour se souhaiter "bonne chance" au théâtre, on se souhaite "merde" - comprendre "le plus de merdes possibles". Et oui, car historiquement, lorsque les spectateurs se rendaient au théâtre, c'était en calèche. Et donc plus il y avait de crottin devant le théâtre... plus il y avait de spectateurs à l’intérieur. Donc plus de succès. Souhaiter “merde”, c’était donc souhaiter une salle pleine. Et je trouve ça merveilleux !

Et puis il y a les pièces qu’on ne nomme (presque) pas

Au théâtre, certaines œuvres traînent une réputation un peu particulière. C’est le cas de Macbeth, souvent surnommée “la pièce maudite”. Entre accidents, incidents techniques et histoires étranges, elle a alimenté pas mal de fantasmes.

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Alors, on y croit… ou pas ?

Le plus drôle, c’est que même ceux qui vous diront ne pas être superstitieux… ne répondront jamais “merci” à un “merde”. On ne sait jamais !

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