
Nos assemblées
Et si le théâtre pouvait aussi servir à se demander comment on fait société ? À partir de rencontres menées partout en France avec des citoyens, des associations et des collectifs, Nos Assemblées explore notre rapport à la démocratie, à l’engagement et à cette drôle de question : comment agir ensemble quand on a parfois l’impression que plus rien ne dépend de nous ?
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L'équipe artistique
Mise en scène Elise Chatauret et Thomas Pondevie
Interprétation Juliette Coulon et Manu Matte
Création son Jérome Castel
Scénographie Solène Fourt
Création lumière Laurence Magnée
Direction technique Jori Desq
Costumes Solène Fourt
Administration Maëlle Grange
Diffusion Marion Souliman
On adore quand le théâtre fait forum ! Et quand on a lu que la promesse était de redonner le désir de faire joyeusement et pleinement démocratie, on a signé direct !
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
C'est l'affiche qui m'a donnée envie avant même que je sache de quoi parlait le spectacle : des spectateurs, cartons de couleur levés, comme à un vote à main levée. Nos assemblées tient cette promesse-là dès les premières minutes : on ne regarde pas un spectacle sur le vote, on vote.
Le dispositif est malin. Plutôt que d'expliquer les modes de scrutin, on nous les fait vivre : on tranche entre plusieurs choix de pizzas, on découvre en le faisant ce que change un système à un tour, un jugement majoritaire, une proportionnelle. La démonstration passe par la pratique, pas par le cours magistral, et c'est bien plus efficace qu'un exposé !
Mais ce qui reste, une fois dehors, ce n'est pas tant la leçon sur les scrutins que ce qui se passe dans la salle pendant qu'on vote. Une ferveur s'installe : on regarde son voisin, on commente son choix, on cherche une harmonie collective, un objectif commun. Nos assemblées réussit surtout à faire de sa salle un petit corps politique, le temps d'une heure, et c'est ce mouvement-là, plus que le sujet lui-même, qui emporte.
Le spectacle a une deuxième ambition, plus discrète : interroger ce que c'est que "faire groupe". Pour cela, l'équipe est allée à la rencontre de sociologues, a analysé les formules des mathématiciens, et nous en restitue des bribes. L'idée est belle, mais elle m'a moins happée ; le récit documentaire, aussi informé soit-il, peine à rivaliser avec l'énergie de ce qu'on vit en direct dans la salle. On l'écoute, on l'entend, mais on l'attend un peu moins que la suite du vote.
Reste une question, en sortant : à qui s'adresse vraiment Nos assemblées ? Pour qui connaît déjà les grandes lignes des modes de scrutin, la pédagogie du dispositif a beau être ingénieuse, elle n'apprend pas grand-chose. C'est sans doute avec un public plus jeune, ou moins familier du sujet - une classe de lycée, par exemple - que la démonstration prendrait toute sa force. Pour les autres, l'expérience collective suffit à justifier le déplacement, mais le contenu, lui, un peu moins.









