Les actus théâtre de janvier 2026


La mythique salle Richelieu s’accorde une (grosse) pause travaux jusqu’à la rentrée 2026. Plancher usé, énergie à repenser, verrière à rénover : le cœur du “Français” battra ailleurs pendant quelques mois. Mais pas question de ralentir : la troupe va jouer plus, et partout. Onze lieux partenaires, du Rond-Point au Châtelet, accueilleront les spectacles dans une sorte de tournée… intra-muros. “C’est comme si la Comédie-Française partait en tournée, mais à Paris”, résume Clément Hervieu-Léger. Et nous, on a hâte de suivre leurs valises.
Source : Radio France
Après la Fête de la musique, du cinéma, des librairies, de l’architecture… il était temps. Le théâtre aura (enfin) sa fête nationale. C’est ce qu’a annoncé Rachida Dati lors de ses vœux, en évoquant un week-end d’ouverture des lieux au public, sur le modèle de « Tous à l’Opéra ». Objectif : mettre à l’honneur un art “auquel personne ne devrait renoncer”, malgré la baisse des budgets qui pèse sur les établissements. Coup de com ou vrai moment de partage populaire ? On jugera sur pièce !
Source : SceneWeb
Quatre prix raflés à l’Alpe d’Huez, une standing ovation et une brochette d’acteurs maison (Guillaume Gallienne, Pauline Clément, Benjamin Lavernhe…) : De la Comédie-Française a mis tout le monde d’accord. Pauline Clément y incarne une metteuse en scène au bord de la crise de nerfs, à trois heures de la première. Et bien sûr, rien ne se passe comme prévu. Sortie prévue le 22 juillet 2026 : on sera au premier rang.
Source : L'Éclaireur Fnac
Carton plein au Châtelet, ovation debout, files d’attente interminables… La Cage aux folles avec Laurent Lafitte a fait un triomphe pendant les fêtes. Et bonne nouvelle : le rideau se relèvera dès le 30 octobre, cette fois à la Seine Musicale. Zaza remet sa robe à paillettes, Georges sera toujours là, et le grand escalier aussi. 17 dates, 3500 places par soir, et des billets déjà en vente. Un conseil ? Offrez vos places de La Cage dès maintenant, et vous aurez bouclé les cadeaux de Noël 2026 avant tout le monde.
Source : Le Parisien
Un nouveau théâtre parisien rejoint le “Dumontet Cinematic Universe”. Après l’Antoine, Bobino, Gaveau ou encore le Point Virgule, le producteur vient de racheter le mythique Théâtre du Gymnase, situé sur les Grands Boulevards. Objectif ? Lui redonner tout son éclat : travaux, nouveau foyer pour les artistes, et une programmation maison dès la rentrée 2026. En attendant, Le Bourgeois Gentilhomme avec Jean-Paul Rouve y jouera dès février. Et pour la suite ? “Tout est à imaginer”, dit Dumontet. Un peu comme une nouvelle saison d’une série à succès. À suivre.
Source : Le Figaro
Start-up, hôtellerie, école de commerce… Ils avaient un CDI, un plan de carrière, parfois même une cravate. Aujourd’hui, ils sont sur les planches. Dans La Dame de Pierre, Terre des hommes ou Les Justes, une nouvelle génération d’acteurs et d’actrices raconte cette bascule : quitter un quotidien “stable” pour retrouver du sens dans le jeu. Un choix qui demande des sacrifices, certes. Mais aussi une sacrée force de travail. Une bonne étoile. Et le courage de tout remettre à plat pour une salle obscure.
Source : Le Figaro
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Jusqu’ici réservé aux jeunes, le Pass Culture sera étendu à l’ensemble de la population dès 2026. Objectif affiché : faire de la plateforme un GPS culturel pour tous les habitants, notamment dans les territoires ruraux. Pas de crédit perso cette fois-ci, mais un accès généralisé aux infos culturelles de proximité. Et forcément, à L’Affiche, on adore l’idée que chacun puisse mieux s’orienter dans la jungle des programmations... et si on peut aider à tenir la boussole, on est partants !
Source : ArtCena
À une époque où produire une pièce originale sans tête d’affiche relevait du pari kamikaze, Edmond a déjoué tous les pronostics. Créée en 2016, cette ode à Cyrano signée Michalik fête aujourd’hui sa 2000e représentation, plus d’un million de spectateurs, cinq Molières, et un statut culte. C’est simple : elle détrône même La Cage aux folles en nombre d’entrées. Une success story comme on n’en fait plus beaucoup, qui prouve qu’on peut réinventer le théâtre populaire sans le tirer vers le bas. Et pour marquer le coup, on a fêté ça avec la troupe dans un épisode spécial de On Refait l'Affiche enregistré en public.
Source : Le Figaro
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Comme chaque 15 janvier, le “Patron” a eu droit à son hommage maison. Les Fourberies de Scapin pour démarrer en rires, le buste qui surgit sur scène, la troupe au complet qui enchaîne les répliques cultes, les spectateurs qui essaient de deviner la pièce — et qui applaudissent leurs chouchous. Un moment suspendu, entre ferveur joyeuse et émotion sincère, notamment lors de l’hommage à Catherine Samie. Et une pluie de paillettes pour finir, parce qu’on ne célèbre pas 404 ans tous les jours.
Source : 20 Minutes
Stand-up dans tous les Zénith, comedy clubs plein à craquer… et pourtant, toujours aucun Montreux à la française. Après les flops de Cannes et Nice, Lillarious à Lille tente d’imposer sa formule, avec galas, captations et soutien des institutions. Mais sans diffusion télé, difficile de faire résonner les rires au-delà des salles. Un paradoxe, à l’heure où l’humour est partout.
Source : Le Monde
Bleu Lanvin, marguerites dorées, singes perchés au-dessus de la scène… Non, ce n’est pas un rêve Art déco, c’est le Théâtre Daunou qui rouvre ses portes après deux ans de travaux. Une restauration millimétrée, menée par Studio Vincent Eschalier, qui redonne tout son panache à ce bijou centenaire, imaginé à l’origine par Jeanne Lanvin et Armand-Albert Rateau. Le seul théâtre bleu de Paris est prêt pour un nouveau chapitre !
Source : AD Magazine
Figaro à peine remballé, Philippe Torreton endosse l’un de ses rôles de cœur : le professeur Keating dans Le Cercle des poètes disparus, au Théâtre Antoine. Un retour aux sources pour l’acteur, sauvé jadis par un prof de théâtre. Dans On Refait l’Affiche, il nous confiait à quel point la culture était, pour lui, un combat quotidien. Et pendant qu’il continue de la transmettre sur scène, il prépare aussi l’adaptation de Mémé, son livre hommage à sa grand-mère, prévue pour 2027.
Source : La Tribune Dimanche
C’était une voix inimitable, un regard perçant, et une présence magnétique. Entrée au Français à 23 ans, Catherine Samie y aura traversé plus d’un demi-siècle de théâtre, de Dorine à Beckett, en passant par Labiche, Racine ou Vassili Grossman. Doyenne du Français pendant quinze ans, elle incarnait une certaine idée du métier : exigeante, discrète, totalement habitée. Dans un hommage bouleversant, Clément Hervieu-Léger évoque ses bras ouverts “comme si elle embrassait en un même élan nous tous, notre avenir et nos fantômes.”
Source : Libération
Denis Podalydès en François Mitterrand, Valérie Karsenti en Danielle, Judith Chemla en Anne Pingeot : ça aurait pu être une création de ce début d'année, mais c’est bien une mini-série diffusée sur France 2. Mitterrand confidentiel retrace les dernières années du président socialiste dans un ballet d’intimité, de pouvoir et de métamorphoses. L’homme, ses femmes, ses secrets, sa fin de règne… Tout y est, et c’est dispo dès maintenant sur France.tv.
Source : Radio France
Il faisait parler les mots comme d’autres font parler les morts. Écrivain, metteur en scène, dessinateur de langues et d’espaces mentaux, Valère Novarina a inventé un théâtre à part, peuplé de personnages nommés “Souffle” ou “Figure du non-dit”, de monologues sans fin, et d’acteurs qui mâchent le Verbe avec gourmandise. Un fidèle d’Avignon, un amoureux du langage, un inventeur fou et tendre qui dessinait ses décors à la main et sculptait ses textes comme on sculpte une montagne invisible. Le théâtre perd un artiste inclassable. Le silence, lui, vient de gagner un concurrent.
Source : Libération
Deux monstres sacrés du théâtre et du cinéma, réunis par une passion commune : l’absurde qui fait mouche. Dussollier et Frot, amis de scène et complices de longue date, sont désormais membres de l’académie la plus drôle de France. Pour l’un comme pour l’autre, le bon mot est une forme de résistance joyeuse. Et citer Alphonse Allais devient presque un art de vivre : « J’ai décidé de vivre éternellement. Pour l’instant, tout se passe comme prévu. » On ne voit pas meilleure devise pour entrer au Panthéon du second degré.
Source : Le Figaro