
Arrabbiata
Pourquoi apprend-on si souvent aux femmes à ravaler leur colère plutôt qu’à l’exprimer ? Dans ce seul en scène, une femme décide d’arrêter de se contenir. Entre confidences, humour, danse et chansons, elle raconte tout ce qu’elle a longtemps gardé pour elle et revendique enfin le droit de prendre toute la place.
2026-07-04
20:30
2026-07-05
20:30
2026-07-06
20:30
2026-07-07
20:30
2026-07-08
20:30
2026-07-10
20:30
2026-07-11
20:30
2026-07-12
20:30
2026-07-13
20:30
2026-07-14
20:30
2026-07-15
20:30
2026-07-17
20:30
2026-07-18
20:30
2026-07-19
20:30
2026-07-20
20:30
2026-07-21
20:30
2026-07-22
20:30
2026-07-23
20:30
2026-07-24
20:30
2026-07-25
20:30
L'équipe artistique
Autrice Anouk Viale
Mise en scène Thierry Lopez, Anouk Viale
Interprétation Anouk Viale
Texte Anouk Viale
Booking Bertrand Hodot
Presse Thierry Messonnier
Communication Clémence Reach
Compagnie TS3
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Le premier truc que je me dis, c'est qu'Anouk Viale me fait penser à Florence Foresti. Le débit, l'énergie qui prend toute la salle en otage, cette capacité à faire rire en dansant, en chantant, en passant d'un personnage à l'autre sans reprendre son souffle. Sauf qu'ici, on a retiré le filtre. C'est du Foresti auquel on aurait enlevé le vernis grand public, pour ne garder que la rage en dessous.
Arrabbiata, ça veut dire enragée en italien, et Anouk Viale ne s'en cache pas : c'est elle, ce pot qui déborde. Le spectacle prend l'injonction à la féminité comme on prend un sujet qu'on connaît trop bien pour en avoir peur - le regard des autres, la nécessité de se justifier, de sourire au lieu de hurler. Rien de neuf sur le papier. Sauf que Viale ne le traite jamais comme une démonstration : elle le fait bouillir, littéralement, jusqu'à ce que ça explose.
Et au milieu de tous les reproches qu'on lui adresse sur scène - trop de voix, trop de colère, trop de tout - ce qu'on voit, nous, c'est autre chose : une femme drôle, généreuse, qui danse, qui chante, qui sait faire mille choses à la fois. Le décalage est là, et c'est lui qui fait tout le sel du spectacle : ce que la société lui demande de rentrer, la salle l'admire.
Le spectacle propose notamment une scène de casting plus que savoureuse. En quelques minutes, elle réussit à poser sur la table à peu près tous les sujets du spectacle, sans jamais que ça sente la démonstration, portée par un abattage comique redoutable. On aimerait retrouver cette même fulgurance sur toute la durée, car le potentiel, lui, ne fait aucun doute !
.png)














