
Juliette & Roméo
Roméo, Juliette, et Sœur Laurence qui raconte. Trois personnages, une histoire qu'on connaît par cœur - mais resserrée, comme débarrassée du superflu. La danse prend en charge les élans et les contraintes, le slam dit ce que les corps n'arrivent pas à exprimer. Et Sœur Laurence, elle, traverse tout ça, relie les deux amants, et accompagne leur chute.
2026-07-04
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L'équipe artistique
Chorégraphie Tamara Fernando, Matthew Totaro
Composition Fabrice Aboulker
Danse Maeva Lassere, Pierre D'haveloose
Chant Charlotte Avias
Scénographie Graepheme, Frederica Mugnai
Costumes Isabelle Bardot
Texte Claire Barré, Charlie-Lou Barrouyer
Création lumière Zoé Ritchie
Parce que c'est une histoire qu'on ne se lasse pas de redécouvrir et que cette adaptation pour trois corps nous permettra sans doute de nous approcher encore un peu plus de l'amour absolu qu'est celui de Roméo et de Juliette.
La critique de l'Affiche
L'avis de
Martin
Je me demande si Roméo et Juliette n’est pas l’une des œuvres les plus montées au monde. Il y a des milliers de versions, transposées à des époques différentes ou racontées sous des angles nouveaux, mais j’avoue n’avoir jamais vu de version uniquement dansée. Ici, sur scène : deux danseurs, Juliette et Roméo, et une narratrice qui raconte ce que les corps ne peuvent dire en slammant, chantant et dansant. Et ça fonctionne merveilleusement bien.
L’histoire est resserrée autour des points essentiels de l’intrigue : ils dansent le dilemme, l’amour, la joie, la rencontre des corps. On ressent l’harmonie totale de ces deux êtres. Puis tout bascule : l’attente, le manque, puis la colère, la souffrance et enfin la mort. On vit toute l’histoire à travers ces chorégraphies si intenses et si rigoureuses dans leur propos. La musique orchestrale nous embarque dans une émotion puissante. Ces cordes vibrent et viennent soutenir les danseurs avec force.
Le concept est, lui, brillant : la narratrice se mêle avec brio aux deux danseurs dans des transitions excellemment travaillées. Elle complète les chorégraphies et leur répond en apportant artistiquement du contexte. L’artiste qui l’interprète, Charlotte Avias, est hypnotique : son niveau en chant et en danse m’a fait frissonner. Et elle accompagne deux danseurs de très haut niveau qui nous éblouissent autant par leur connexion que par la précision de leurs gestes.
Vous l’aurez compris, j’ai été vraiment conquis par ce spectacle. Un de ces moments rares où l’on comprend ce que signifie le mot « ressentir ». Et partout, l’œuvre de Shakespeare résonne et nous touche. À la croisée du théâtre et de la danse, cette proposition artistique est d’une grande puissance. BRA-VO !










