
Là Personne
Imaginez être assis tranquillement chez vous, et que tout a coup vous remarquez qu’une personne vous observe à l'extérieur. Est-ce que vous vous inquiéteriez, jusqu’à appeler la police ? Ou simplement de faire comme si c’était tout à fait normal ? À travers cette expérience, le spectacle parle de l'emprise et des dynamiques de pouvoir qui en découlent.
2026-07-04
16:40
2026-07-05
16:40
2026-07-06
16:40
2026-07-07
16:40
2026-07-09
16:40
2026-07-10
16:40
2026-07-11
16:40
2026-07-12
16:40
2026-07-13
16:40
2026-07-14
16:40
2026-07-16
16:40
2026-07-17
16:40
2026-07-18
16:40
2026-07-19
16:40
2026-07-20
16:40
2026-07-21
16:40
2026-07-23
16:40
2026-07-24
16:40
2026-07-25
16:40
L'équipe artistique
Conception Geoffrey Rouge-Carrassat
Lumière Emma Schler
Musique Nicolas Daussy
Diffusion Label Saison
Interprétation Geoffrey Rouge-Carrassat
Texte Geoffrey Rouge-Carrassat
On fait entièrement confiance à Geoffrey Rouge-Carrassat pour nous emmener là où il veut. Ses précédents spectacles nous ont tous laissé une impression forte. L'emprise ? A nous deux.
La critique de l'Affiche
L'avis de
Angèle
En fond de décor, un mur de parpaings sans ouverture : "C'est ma maison » dit au début du spectacle Geoffrey Rouge-Carassat, instaurant immédiatement une inquiétante étrangeté qui marquera tout le spectacle.
Le titre est énigmatique et ne dévoilera que tardivement son sens. Dans le texte, ce qui revient en permanence, c'est « la personne », celle qui observe le narrateur, s'approche de sa maison, et obsède son esprit. Nous avons devant nous un homme au cerveau sans repos, dont le visage parfois suppliant exprime l'angoisse et la détresse. Au bout d'un temps nous comprenons que cette maison a aussi une valeur allégorique, que lorsque le personnage choisit pour une pièce un carrelage beige marbré de rouge pour satisfaire « la personne », la signification va bien au-delà d'un élément de décor.
Le texte est d'une grande force. Je pense que même s'il n'était pas porté par cet artiste intense et habité, il soutiendrait l'intérêt à la seule lecture, autant que "Le Horla" de Maupassant à quoi il fait penser. C'est un vrai texte littéraire, où chaque mot pèse son poids, où les variations sur un même thème ne sont jamais gratuites. Mais évidemment l'interprète en décuple la puissance : l'angoisse nous étreint le cœur lorsque, à l'image de la maison espionnée, il substitue celle du couteau.
On ne dira rien de la magnifique image finale, qui achève de nous persuader que dans cette histoire, Geoffrey Rouge-Carassat a mis plus qu'un peu de lui-même : son âme, son cœur battant.









