
Laisse-moi partir
Quand Matthieu annonce qu’il veut partir, sa mère et sa sœur ne comprennent pas et pensent à un coup de tête. Mais derrière cette décision se cache une réalité bien plus difficile à affronter. À mesure que les secrets se dévoilent, cette famille qui s’aime fort va devoir apprendre à affronter ce qu’elle n’osait pas regarder en face.
2026-07-04
19:20
2026-07-06
19:20
2026-07-07
19:20
2026-07-08
19:20
2026-07-09
19:20
2026-07-10
19:20
2026-07-11
19:20
2026-07-13
19:20
2026-07-14
19:20
2026-07-15
19:20
2026-07-16
19:20
2026-07-17
19:20
2026-07-18
19:20
2026-07-20
19:20
2026-07-21
19:20
2026-07-22
19:20
2026-07-23
19:20
2026-07-24
19:20
2026-07-25
19:20
L'équipe artistique
Mise en scène Aurélie Camus
Interprétation Cécile Covès, Christine Gagnepain, Romain Poli
Création lumière Martin Gandrillon
Scénographie Julien Donnot
Création son Lucien Pesnot
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Si je vous racontais l'ambiance de Laisse-moi partir, vous seriez mal partis pour deviner le sujet. Ça joue, ça vanne, ça s'enchaîne du tac au tac, et pourtant, ce qui se joue dans cette maison de campagne familiale n'a rien d'anodin. Bienvenue au sein d'une famille qui s'aime fort et le dit mal, avec ce rythme si particulier qu'on ne trouve que chez les proches qui se connaissent trop bien pour se ménager.
Cette famille-là - une mère, son fils, sa fille - fonctionne avec une évidence réjouissante qui ressemble à de la vraie famille : quelque chose de légèrement impitoyable et profondément tendre à la fois. Un frère et une sœur qui s'aiment en se chamaillant dans le registre "qui aime bien châtie bien", une mère aimante et couvante, un brin folle, tout ce qu'il y a de plus attachante. Les trois personnages s'équilibrent à merveille, les punchlines arrivent avec un aplomb formidable, et la fratrie n'a pas peur d'aller dans l'excès - ce qui, ici, est une qualité.
Sauf que derrière la joute, il y a autre chose. Des secrets qui se dévoilent au fur et à mesure, des sujets plus lourds qui remontent. Le rire fait alors son travail : il décompresse, il permet d'accepter ce qui serait autrement difficile à tenir. C'est ce contraste qui donne au spectacle son petit supplément d'âme, même si les révélations s'accumulent un peu. La maladie de l'un suffirait déjà à mettre une boule dans la gorge ; quand le ciel tombe sur la tête de chacun en même temps, ça serre peut-être un coup de trop. Mais les trois comédiens portent ça avec une vitalité qui emporte tout, et on ressort plus léger qu'on ne s'y attendait, compte tenu du sujet. C'est un spectacle qui ressemble à ce qu'il raconte : la famille. Ça fait mal et ça fait du bien, souvent en même temps.



















