
Le Conte d'Hiver
Le roi Léonte est persuadé que sa femme le trompe avec son meilleur ami. Une jalousie soudaine qui va précipiter tout un royaume dans la tragédie. Mais chez Shakespeare, rien n’est jamais tout à fait joué d’avance. Le Conte d’hiver commence comme un drame et se transforme peu à peu en une aventure romanesque où se croisent musique, humour et magie.
2026-07-04
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L'équipe artistique
De William Shakespeare
Mise en scène Sandrine Anglade
Traduction et dramaturgie Clément Camar-Mercier
Interprétation Héloïse Cholley, Florent Dorin, Damien Houssier, Laurent Montel, Nina Petit, Sarah-Jane Sauvegrain, Rony Wolff
Lumières et scénographie Caty Olive
Costumes Magali Perrin Toinin
Accessoires Sylvie Martin
Direction musicale Nikola Takov
Régie Ugo Coppin et Rémi Remongin
Production Alain Rauline et Héloïse Jouary
Compagnie Sandrine Anglade
Coréalisation Théâtre du Chêne Noir
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Je dois dire qu'en général j'évite les classiques au OFF. Peur de redites, de textes que j'ai déjà trop entendus, d'angles que j'ai déjà trop vus. Mais cette année, j'ai fait une exception. Il faut dire que depuis que j'ai découvert Le conte d'hiver l'année dernier au Théâtre 13, je suis un peu tombée amoureuse de cette pièce.
C'est une histoire à la fois politique et sombre, brûlant d'actualité, qui s'annonce dans un premier temps comme une tragédie, avant de révéler une seconde partie pleine de fantaisie. On y croise des hommes tyranniques abusant de leur confiance en eux - et de leur pouvoir, ainsi qu'un des personnages féminins que je préfère peut-être chez Shakespeare, Paulina, figure de résistance morale d'une grande et belle audace, peut-être l'un des personnages les plus féministes de l'auteur (et j'ai d'ailleurs été un peu déçue de constater qu'elle était ici jouée par un homme).
La compagnie de Sandrine Anglade embrasse pleinement ce grand écart et cet esprit Shakespearien. L'entrée en matière sérieuse, montée de manière classique, permet de faire entendre tout l'aspect critique de la pièce sur les abus de pouvoir. La deuxième partie lâche prise et propose un spectacle plus total, parfois joyeusement trash, n'hésitant pas à aller chercher du côté de l'humour potache et à jouer avec les spectateurs.
Si vous ne connaissez pas encore cette pièce, c'est le bon moment. C'est plein de déguisements, de rebondissements amoureux, et de ce qu'il faut pour ne jamais laisser retomber le rythme. On sent l'esprit de troupe qui infuse et rend les atmosphères festives encore plus festives, celle de la tragédie encore plus sombre. Bref, une belle façon de (re)découvrir Shakespeare cet été !




















