
Terreur
Un avion de ligne détourné fonce vers un stade de football rempli de spectateurs. Pour éviter la catastrophe, la pilote de chasse Laura Koch prend une décision extrême : abattre l’appareil. Résultat : 70 000 personnes sont sauvées, mais 164 passagers meurent. Avait-elle raison ? Terreur vous place au cœur du procès… et c’est au public de rendre le verdict.
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L'équipe artistique
De Ferdinand von Schirach
Mise en scène Michel Burstin, Bruno Rochette, Sylvie Rolland
Interprétation Michel Burstin, Frédéric Jeannot, Laëtitia Leroy, Céline Martin-Sisteron, Bruno Rochette, Sylvie Rolland, Johanne Thibaut
Création lumière Vincent Tudoce
Scénographie Thierry Grand
Costumes Elise Guillou
La critique de l'Affiche
L'avis de
Martin
Cette année, j’ai vécu une expérience aussi incroyable que bouleversante : j’ai été juré de cour d’assises. Alors, quand j’ai vu ce spectacle qui proposait au public de devenir juré, j’ai réservé avec l’appréhension de revivre une réalité que je cherche depuis à oublier et la curiosité de comparer pour vérifier l’exactitude de leur proposition. Résultat : j’ai surtout passé un excellent moment de théâtre, avec une vraie réflexion sur la place de la loi dans la société.
C’est en réalité l’adaptation d’une pièce allemande qui se joue dans plusieurs pays. Le public va donc assister à un procès d’assises (à l’allemande, ce qui explique des disparités avec mon expérience) et va devoir trancher : l’accusée est-elle coupable ou innocente ? Pilote dans l’armée, elle a abattu un avion de ligne transportant 164 passagers parce qu’il était détourné par un terroriste et s’apprêtait à s’écraser sur un stade contenant 70 000 personnes. La question qui est posée n’est donc pas : a-t-elle tué ces 164 personnes ? Personne n’en doute. C’est plutôt : a-t-elle bien fait, contre les ordres et contre la loi, de tuer ces innocents ? Et c’est une question assez passionnante qui, au final, nous oblige à nous interroger sur notre vision de la société, notre rapport à la loi et le sens de notre morale.
L’expérience est géniale. On y voit bien comment chaque partie, du procureur à la défense, cherche à nous influencer. L’argumentation est à l’honneur et nous, comme on sait que l’on va devoir décider, on se laisse convaincre ou, au contraire, on réagit en opposition. Le choix d’une histoire éloignée de notre quotidien nous permet de nous concentrer avant tout sur le cœur d’un procès : la joute verbale et la conscience individuelle de chaque juré dans la recherche de son intime conviction. En sortant de mon procès réel, je m’étais dit que c’était un vrai spectacle. Je suis content d’en avoir vu une version sur scène ! Parce que ça fonctionne très bien !










