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Les Épis Noirs embarquent l’Histoire de France dans une grande fresque musicale. Cette fois, direction 1789 et tout ce qui suit. Autant dire qu’il y a de quoi faire. Révolutions, grands virages, questions existentielles : la troupe traverse les siècles à sa façon, sérieuse sur le fond, beaucoup moins sur la forme.
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L'équipe artistique
De Pierre Lericq
Mise en scène Manon Andersen et Pierre Lericq
Interprétation Manon Andersen, Juliette de Ribaucourt, Marwen Kammarti, Pierre Lericq, Thomas Lericq
Composition Pierre Lericq
Musique Marwen Kammarti
Scénographie et costumes Charlotte Villermet
Création lumière François Alapetite
Création son Octave Gervereau
Collaboration artistique Mathieu Menghini
La critique de l'Affiche
L'avis de
Martin
Dès le début, Pierre Lericq nous prévient : il n’y a aucun lien entre les scènes. Je reformule : on ne va pas comprendre grand-chose. Je confirme : je n’ai pas compris grand-chose. Et pourtant, j’ai passé un excellent moment avec la nouvelle création des Épis Noirs. J’ai interprété certaines scènes à ma façon, j’ai ressenti des émotions, j’ai été profondément diverti. Bref, j’écris ce mot pour vous dire que oui, je recommande ce spectacle. Mais attention, il faudra vous laisser embarquer dans le voyage. Et si vous y parvenez, vous arriverez sur une planète inconnue où l’on se sent bien.
Tout commence avec une hypnose de Madame la France. Dans ce spectacle, les Épis Noirs ont souhaité interroger notre histoire et les révolutions successives pour mieux projeter notre avenir. On y parle surtout de liberté, de l’amour face à la guerre, des liens familiaux et de leur influence sur nos choix. Et autour de tout cela, on chante, on danse, on rit. Et surtout, on ressent. J’ai été ému aux larmes par le tableau « Ça ira », qui m’a profondément parlé, mais je serais bien incapable d’expliquer pourquoi. J’ai simplement ressenti la force du lâcher-prise. C'est un peu ça, ce spectacle. Lâcher et attendre que quelque chose de magique se passe.
Ce qui nous marque, c’est surtout leur liberté absolue. Ils s’interrompent, refont une scène, se trompent volontairement. C’est du théâtre complètement barré, dans un théâtre totalement décalé. En fait, ils ne font pas que raconter les révolutions, ils font la révolution eux-mêmes, la révolution d’un théâtre qu’ils tordent et emmènent sur leur propre terrain. Je pense que, malgré tout ce qu’on peut écrire sur un spectacle, il s’agit toujours d’une rencontre entre un univers et un individu. Ici c'est le cas plus que jamais et moi, j’ai matché !







