
Au nom du Père, du Fils et de Jackie Chan
Arthur a grandi dans une famille pour le moins mouvementée. Au moment où tout menace de s’effondrer, une rencontre improbable au rayon vidéo d’un hypermarché va tout changer : Jackie Chan. À travers ce récit autobiographique, Matthias Fortune raconte comment les films de kung-fu, l’humour et un héros inattendu l’ont aidé à grandir… et à regarder son histoire autrement.
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L'équipe artistique
Texte Matthias Fortune
Avec Matthias Fortune & Léo Grise (DJ-bruiteur)
Mise en scène Anne-Sophie Liban
Chorégraphe de danse Andréa Bescond
Chorégraphe de combat Maurice Chan
Création lumières Luc Khiari
Musique originale Félix Carcone
Création costumes Audrey Belin
La critique de l'Affiche
L'avis de
JG
Un titre pareil, entendu dans les rues d’Avignon depuis 2024, ça intrigue ! Alors j’ai voulu savoir ce qui justifiait qu’on érige une figure culte des arts martiaux au rang de divinité…
Le spectacle démarre sur une visite de routine d’Arthur chez sa psy. Très vite, on est replongé dans l’enfance d’Arthur et on découvre sa fascination pour les films de kung-fu et en particulier pour le deuxième héros de cette histoire : Jackie Chan. L’enfance d’Arthur et celle de celui qui se faisait encore surnommer Paopao (« boulet de canon ») se confondent, entre Provence et Hong Kong, et on voit alors se succéder sur scène un maître kung-fu, une idéaliste à l’accent britannique, un producteur américain tout en muscle, les résidents d’un centre pour handicapés, et de nombreux autres personnages hauts en couleur. Autant dire que ça fait du monde sur le plateau…
Et pourtant non ! On a du mal à le croire en sortant de la salle, mais tous ces protagonistes ont bel et bien été incarnés par un seul acteur pendant 1h20 ! Matthias Fortune livre une performance absolument bluffante, enchaînant les changements de personnages instantanément, transformant corps et voix sans faiblir un instant, et sans avoir recourt au moindre élément de costume ! Il est accompagné sur scène par un acolyte, Léo Grise, qui parsème la performance de bruitages de son cru et de musiques qui rendent l’immersion encore plus savoureuse et cocasse. Comme dans un bon film de kung-fu, les morceaux de bravoure résident dans les scènes de combat. Matthias Fortune enchaîne les coups, virevolte, se botte les fesses tout seul, se tue, meurt et se re-tue derrière – toujours à grand renfort de bruitages ! On jubile devant sa souplesse de gymnaste et son agilité cartoonesque, et on ne peut qu’applaudir le travail des chorégraphes.
Mais au-delà des pirouettes sur scène, le spectacle se distingue aussi par son propos touchant sur les thèmes de l’enfance, du besoin d’amour et de la santé mentale. Et pour défendre ces sujets, il fallait au moins quelqu’un d’aussi fort que Jackie Chan !

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