
Élise Giuliani - Un dernier pour la route
Ce soir, Élise assure son dernier service. Parce que demain, elle arrête de boire. Enfin… après ce verre-là. Elle tient un bar, elle tient à l’alcool, et pour la première fois accepte de regarder les choses en face. Entre amour, dépression et dépendance, elle revient sur les choix qui l’ont menée jusque-là.
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L'équipe artistique
De Elise Giuliani, Sylvain Lacourt
Mise en scène Alain Degois "Papy"
Chorégraphie Laëtitia Pré
Production François Lebellanger
Production Nicolas Libeskind
Régie générale Diego Vuillrod
Des spectacles sur l’amour, la famille ou le travail, il y en a beaucoup. Sur l’alcoolisme au féminin, beaucoup moins. Rien que pour ça, on a envie d’aller voir ce que celui-ci a à raconter !
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Cette année, mon Avignon a de la chance. Un cru généreux en sujets qu'on n'entend jamais. Et le seule-en-scène d'Élise Giuliani coche toutes les cases du genre : une femme qui fait du stand-up (ça fait toujours du bien), et qui en plus s'attaque à ce qu'on planque d'habitude sous le tapis - alcoolisme féminin, dépression, échangisme, parentalité, monogamie. Rien que ça.
Elle est cash. Ça pourrait déraper, verser dans le vulgaire ou le beauf, mais non, jamais, même quand le sujet frôle le trash. On sent que ça vient des tripes, pas d'un texte peaufiné pour plaire à tout le monde. Le rythme du spectacle est parfaitement ajusté : elle se livre, et chaque confession se referme sur une vanne bien sentie. Les sujets sont lourds, l'humeur reste légère. On ne rigole jamais pour rien et on parle de vrais trucs. C'est un regard sans concession sur l'alcoolisme et plein d'autres sujets, posé sans jugement mais sans filtre non plus.
Dans la salle, ça hoche la tête. Les situations sont connues, reconnues, vécues par une bonne partie du public. C'est le genre de spectacle où on rit un peu jaune parce que ça touche trop juste. D'autant qu'elle est loin d'être lisse, s'attaquant même à une certaine hypocrisie de la sororité. Elle dézingue les non-dits, tous les non-dits, sans concession. Elle prend position, et elle y va. Elle balaie large et vise juste à chaque fois. On rit sans jamais cesser d'écouter.
Il faut dire que c'est un sacré personnage ! Le genre grande gueule, un peu fêlée, tendance TDAH. Elle joue la meuf forte tout en se mettant à nu sur scène. Une dualité qui fait tout le sel du spectacle !

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