
La Truite
Qui aurait cru que la vie d’une truite puisse être aussi mouvementée ? À partir de la célèbre Truite de Schubert, cinq musiciens imaginent un spectacle musical qui fait des détours par de nombreux styles. Entre musique, théâtre et humour, cette aventure promet quelques belles surprises… et visiblement beaucoup de bonne humeur.
2026-07-04
21:10
2026-07-05
21:10
2026-07-06
21:10
2026-07-07
21:10
2026-07-08
21:10
2026-07-10
21:10
2026-07-11
21:10
2026-07-12
21:10
2026-07-13
21:10
2026-07-14
21:10
2026-07-15
21:10
2026-07-17
21:10
2026-07-18
21:10
2026-07-19
21:10
2026-07-20
21:10
2026-07-21
21:10
2026-07-22
21:10
2026-07-24
21:10
2026-07-25
21:10
L'équipe artistique
Mise en scène Eric Bouvron
Interprétation Eric Allard-Jacquin, Franck Chenal, Sylvain Courteix en alternance avec Patrick Estibals, Raphaël Maillet et Jonathan Malnoury
Texte Raphaël Maillet
Création lumière Edwin Garnier
Régie Laurent-P Bourquin
La critique de l'Affiche
L'avis de
Amy
J’ai toujours eu un faible pour les spectacles qui dépoussièrent la musique classique, la rendent accessible sans la trahir. Alors forcément, une pièce construite autour de La Truite de Schubert, je partais déjà avec un a priori très favorable. Mais je ne m’attendais pas à ce que cette célèbre mélodie me fasse voyager aussi loin… ni à ce qu’une simple truite devienne une telle héroïne !
Parce qu’au fond, cette truite-là n’est qu’un prétexte. Avec une virtuosité déconcertante, les cinq musiciens d’Accordzéâm détournent, jouent et inventent mille scènes à partir de la mélodie de Schubert et font d’un violon retourné vers le public une truite frétillante qui nous raconte une histoire totalement réjouissante.
En effet, sous la mise en scène d’Éric Bouvron, on oublie très vite que l’on assiste à un concert. Les musiciens sont les acteurs de la pièce, secondés par les instruments qui deviennent des personnages à part entière. Le violon-truite, le violoncelle-brochet embroché, nous emmènent malicieusement sur de nombreux rivages. On progresse de la rivière vers l’océan comme on passe d’un continent à l’autre, d’un style musical au suivant. Flamenco, jazz manouche, blues, rap, hard rock, musiques orientales… les escales s’enchaînent, les gags aussi, car le spectacle fait la part belle à l’humour et à l’autodérision. Entre les musiciens-comédiens, l’entente et la complicité sont tout simplement parfaites et c’est sans doute là que réside la plus belle réussite du spectacle.
Le rythme ne laisse jamais le temps de décrocher. Clins d’œil musicaux, jeux de mots hilarants : on s’amuse beaucoup à reconnaître les références si l’on est mélomane, ou à se laisser simplement porter par le côté virevoltant et un peu barré du spectacle.
On en ressort avec le sourire, l’air de Schubert en tête… Une belle manière de rappeler que la musique classique mène à tous les genres, tous les sons et toutes les danses, y compris les plus populaires et traditionnelles, pour peu qu’on ose lui redonner un peu d’espièglerie. Alors vous aussi, allez-vous mordre à l’âme son ?









