
Un garçon d'Italie
Quand Luca est retrouvé mort près du fleuve Arno, tous se questionnent sur la nature de sa mort. Accident, meurtre, suicide ? On suit ainsi la réflexion de trois personnages : le défunt lui-même, sa femme Anna, et Léo, son amant. Un dialogue en trio qui met en lumière la complexité de l'amour et de l'identité.
2026-04-20
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L'équipe artistique
Texte Philippe Besson
Mise en scène et adaptation Mathieu Touzé
Avec Chloé Angevin, Yuming Hey et Mathieu Touzé
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Jamais évident de découvrir un spectacle adapté d'un roman, et encore moins quand on l'a lu quelques semaines avant (et qu'on l'a adoré). Les comparaisons sont tentantes. Mais il y a un élément qui fait qu'on sait tout de suite que ça fonctionne : lorsque Mathieu Touzé entame le spectacle, c'est comme si ça avait toujours été sa voix que j'avais entendue sur la partition de Luca. Comme si, quand je lisais, c'était cette voix dans ma tête. Comme si Luca avait toujours pris ses traits. Il faut dire que le personnage lui va bien. Il y a en lui quelque chose de mystérieux et de serein à la fois. Il est posé, touchant et légèrement énervant dans sa légèreté, sa lâcheté. J'ai aimé ça, cette façon de rendre un personnage attachant sans jamais le défendre.
Sur scène, il a réuni la bonne équipe. Ils sont trois à raconter cette histoire, trois regards différents à tourner autour d'une vérité. Ça crée un rythme différent par rapport au roman, où la cadence était donnée par la rapidité des chapitres. Ici, chaque comédien a sa tonalité, son tempo. Yuming Hey compose un Leo dur, l'air de celui qui n'attend plus rien. Il a quelque chose de froid, de détaché, comme quelqu'un qui n'a pas encore fait le deuil de ce qu'il a tu. Face à lui, Anna - la compagne, celle qui cherche - porte la colère de ceux qui restent, celle qui n'a pas eu le droit de savoir.
Certaines scènes prennent une autre ampleur sur le plateau. L'affrontement d'Anna avec l'inspecteur de police. L'enterrement. On les avait lues, on les avait imaginées, mais quelque chose d'autre s'ajoute. C'est comme plonger au cœur du roman. Les comédiens les habitent, la musique arrive, l'émotion s'en retrouve multipliée. Ce que le roman racontait, le plateau le fait vivre.
Trois voix, comme trois réalités. Anna dans le réel. Luca dans l'entre-deux. Leo dans le souvenir. L'alternance nous porte. Le calme. La dureté. La colère. Et puis le calme à nouveau. L'histoire se dessine progressivement, avec ses touches différentes, toutes ces couleurs qui composent la vie de Luca et s'assemblent comme un puzzle qu'on est heureux de voir prendre forme, et qui, une fois complet, est encore différent de celui qu'on imaginait.
















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