Un mauvais rêve
On a aimé

Un mauvais rêve

J'ai envie 
Pour 
adulte
Du
04
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05
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26
au
22
/
06
/
26
1h30
Angèle
L'avis de 
Angèle
« Une atmosphère vénéneuse dont on ne décroche plus. »
Le pitch

Dans le Paris des années 1930, Simone travaille comme secrétaire pour un écrivain qui se sert de sa vie pour écrire ses romans. Un jour, elle décide de reprendre la main et de raconter sa propre histoire. Mais très vite, tout se brouille. Entre ce qu’elle invente, ce qu’elle fantasme et ce qu’elle vit vraiment, Simone glisse peu à peu dans une zone trouble où le réel commence à vaciller.

Lun.
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2026-06-15

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2026-06-16

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2026-06-22

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L'équipe artistique

Adaptation Christelle Reboul et Jean-Pascal Hattu d’après Georges Bernanos

Mise en scène Anne Bouvier

Avec Christelle Reboul, Olivier Claverie, François Nambot

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La critique de l'Affiche

Angèle

L'avis de 

Angèle

À propos de Un mauvais rêve, Bernanos a dit « J’ai voulu commencer à écrire un roman policier, mais on est ce qu’on est ». Ce roman policier qui n’en est pas un (et que je n’ai pas lu) donne une curieuse pièce. Christelle Reboul et Jean-Pascal Hattu, qui l’ont adapté, ont dû y faire des coupes claires, car leur texte se compose de trois parties qui n’entretiennent pas entre elles de relations évidentes. À ce premier obstacle pour le spectateur s’ajoute celui de l’univers bernanosien, que l’on peut juger daté et auquel je suis, je l’avoue, assez étrangère.

Et pourtant, le spectacle m’a fait forte impression. Les moyens de la mise en scène sont modestes, mais une atmosphère se crée, un peu vénéneuse. Les trois comédiens, Christelle Reboul, Olivier Claverie et François Nambot (que j’ai découvert ici) sont excellents. Tout tourne autour de Simone, secrétaire d’un romancier à succès imbu de lui-même (Bernanos en profite pour envoyer quelques piques aux écrivains de son temps) ; cette femme a un lourd passé, dont s’inspire le littérateur, à moins qu’il ne programme son avenir : les deux personnages semblent ne plus faire la différence entre littérature et réalité. La ressentiment de Simone, ainsi que sa relation avec un jeune homme renvoyé par l’écrivain, la pousseront à concevoir un crime, qu’elle justifie longuement. Cet acte est tout l’objet de la dernière partie : après ces affrontements à deux personnages en huis clos, on passe à l’espace de la province (peut-être l’Artois du Journal d’un curé de campagne ?), où Simone, à la recherche de sa victime, pratique hardiment le mensonge face à une aubergiste intriguée (Olivier Claverie nous régale dans ce rôle) et à un curé naïf. On comprend, dans cette troisième partie, que l’acte criminel a poussé sur le terreau passionnel exposé dans les deux premières.

Ce sont d’étranges passions que les passions bernanosiennes : orgueil de la créature qui revendique le mal, refus d’une vie ordinaire et de la sexualité, désespérance et mal du siècle. Mais on pénètre dans cet univers car le texte monte en puissance, prenant et réellement beau dans la troisième partie, soutenu par une création musicale discrète, mais efficace. Et surtout, l’engagement des artistes est évident : Christelle Reboul en particulier, présente sans discontinuer sur scène, a une flamme et une puissance dans son jeu qui nous fascine. Cette actrice se révèle ici une sulfureuse tragédienne.

On ne peut que souhaiter que cette curiosité de qualité dépasse le cercle des amateurs de Bernanos pour être reprise dans un « vrai » théâtre parisien.

La bande-annonce

Les contenus

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