
Ça, c'est l'amour
Nous sommes les soir de Noël et alors que Mathilde pensait que sa mère Frédérique ne serait pas là, elle débarque par surprise. On assiste alors à l'intimité de cette famille, de ses histoires et de ses secrets. Avec Josiane Balasko et Marilou Berry, mère et fille dans la pièce et dans la vie.
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L'équipe artistique
De Jean Robert-Charrier
Mise en scène Julie-Anne Roth
Avec Josiane Balasko, Marilou Berry, Riad Gahmi
Et l'apprentie du Studio Esca Lucie Baumann
Décors Alban Ho Van
Lumières Jérémie Papin
Costumes Laurence Struz
Musiques François Villevieille
Quelle affiche ! On adore ces deux comédiennes et on image l'émotion que cela doit être de jouer ensemble, une mère et sa fille. Rien que pour cela on avait envie d'y aller - il faut dire que le pitch ne dévoile pas grand chose. Puis on a lu les premières critiques qui sont dithyrambiques et on a pris notre place. On a bien fait.
La critique de l'Affiche
L'avis de
Martin
Josiane Balasko et sa fille Marilou Berry, réunies sur scène. C’était l’événement de cette rentrée théâtrale. Évidemment, on s’attend donc à un moment de tendresse absolu où l’humour naturel de ces magnifiques actrices brillera. Mais cette pièce de Jean Robert-Charrier nous a secoués, chamboulés, touchés. Ça, ce n’était pas prévu.
Des rires à l’effarement
Tout commence plutôt comme on l’avait imaginé. Dans la première demi-heure, on rit énormément. Josiane Balasko interprète une mère un peu trop crue, un peu trop envahissante, qui débarque le soir de Noël à l’improviste chez sa fille. On l’adore tout de suite, cette mère, parce qu’elle dit tout haut ce qu’on rêve souvent de dire : elle hait son gendre, trouve ses petits-enfants insupportables, ne comprend pas les intolérances alimentaires de sa fille. Bref, une femme qui se plaint avec poigne et cela nous amuse beaucoup. Savoir que ces deux comédiennes sont mère et fille dans la vie ajoute de la vérité à cette discussion. Mais tout bascule. On change de dimension quand le mari débarque et que la mère s’en va.
Montrer l’emprise qu’on ne voit jamais
On sentait bien qu’il y avait quelque chose qui clochait. Le personnage interprété par Marilou Berry est victime d’un mari violent. Et l’auteur a choisi de montrer ce que cela signifie vraiment. On entre dans l’intimité de la souffrance : les insultes, les coups, la manipulation et surtout l’emprise. C’est tellement violent, sous tous les aspects, qu’on ne sait plus comment réagir. Certains spectateurs, déroutés, ricanent comme pour se protéger. Tandis que d’autres, émus, laissent couler les larmes de la douleur. On est tous scotchés, interloqués, effarés. On assiste à ce dont on parle de plus en plus dans les médias, mais qu’on ne voit jamais. Ça, c’est bouleversant.
Une justesse absolue
L’auteur Jean Robert-Charrier a été témoin, dans son enfance, d’une telle violence. On comprend mieux pourquoi cela sonne si juste. Riad Gahmi joue le pervers narcissique avec brio, tandis que Marilou Berry fait de son rôle une femme aussi forte que profondément en souffrance. Josiane Balasko, elle, nous montre une mère qui tente de sauver sa fille comme elle le peut. La pièce est parfaitement construite pour mettre en lumière les failles de chaque personnage, et comprendre un peu mieux ce mécanisme d'emprise.
C’est un spectacle aussi drôle qu’intense, aussi difficile à voir que magnifique à découvrir, aussi léger que profondément lourd. Vous finirez debout, certainement. Et en larmes, sûrement. Car on y montre ce qu’on ne voit jamais, avec justesse et vérité. On en sort le poing levé, prêt à soutenir encore plus toutes les personnes victimes de que l'être humain a de pire. C'est une pièce qui en plus de nous toucher, nous met en mouvement. Ça, c’est fort.


















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