
Le cercle des poètes disparus
À la Welton Academy, un professeur pas comme les autres arrive en classe. John Keating encourage ses élèves à penser par eux-mêmes et à regarder la vie autrement. Peu à peu, les jeunes garçons découvrent la poésie, l’amitié et le goût de la liberté. Ils font revivre en secret le Cercle des Poètes Disparus et apprennent à suivre leur propre voie.
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L'équipe artistique
Mise en scène Olivier Solivérès
Adaptation Gérald Sibleyras
Distribution Philippe Torreton, Nicolas Bauwens, Noé Besin, Olivier Bouana, Louis Djabali, Ivan du Pontavice, Yvan Garouel, Baptiste Gonthier, Joseph Hartmann, Clément Mariage, Arthur Toullet
Costumes Chouchane Abello Tcherpachian
Lumières Denis Koransky
Décors Jean-Michel Adam
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
J'ai un souvenir très fort de la première fois que j'ai vu le film. Parce qu'un ado qui découvre le pouvoir du théâtre et veut suivre cette voie malgré l'interdiction du père, allez savoir pourquoi, ça m'a parlé beaucoup. Et ça m'a accompagnée longtemps. C'est aujourd'hui une œuvre qui fait partie de mon Panthéon personnel, comme probablement pour beaucoup d'entre nous. Et c'est toujours un peu délicat de voir une œuvre qui nous a tellement marquée, tellement bouleversée, tellement accompagnée, être adaptée sur scène. Difficile de se défaire de ce qu'on a encore parfois en tête - les autres décors, les autres intonations, les autres ambiances. Les autres comédiens.
Mais j'ai redonné une chance à Philippe Torreton. Parce que c'est un acteur que j'adore, déjà, ça aide, mais aussi parce qu'il avait à mon sens cette chose commune à Robin Williams : une espèce d'humanité à fleur de peau mêlée à une aura qui l'élève un peu au-delà des hommes. Il est particulier, ce personnage de Keating. Il doit être accessible, presque ordinaire, et pourtant fasciner. Entraîner ses élèves à croire à un ailleurs possible. J'adore ce personnage. Et aussitôt Philippe Torreton sur scène, j'ai su que je ne m'étais pas trompée. Il porte haut les couleurs de Keating.
Il en a toutes les qualités humaines d'abord. Il joue vraiment avec ses élèves. Pas à côté ;- avec. Sur scène, ça donne des échanges qui sonnent vrai, des répliques prises au rebond. Il est à hauteur d'homme. Et puis il y a ce truc en plus. Cette lueur dans le regard, cet entrain qui fait qu'on boit ses paroles. On est suspendu à ses lèvres. On veut croire à cette envie de changer le monde avec des idées. On comprend la fascination qu'il exerce sur les élèves - parce que c'est la même qu'il exerce sur nous. Tempérament fougueux, amour des mots, humanité chevillée au corps.
Il faut aussi parler de ce qu'Olivier Solivérès a construit autour. La scénographie est à la hauteur. Le grand tableau noir qui domine, les lumières qui suivent les scènes, la grotte reconstituée avec soin. C'est précis, cohérent. On n'y pense pas, et c'est exactement ça, réussir des décors.
Et il y a les transitions. Ça m'avait déjà frappée la première fois : je crois que c'est la plus belle démonstration de transitions que je connaisse au théâtre. Elles dynamisent les passages entre scènes, ceux qui sont naturels au cinéma et souvent périlleux à transposer. Ici, d'une fluidité absolue. Elles permettent une adaptation fidèle sans artifice, et relancent le rythme après les scènes dans la grotte, parfois plus lentes, pour mieux retrouver l'élan de la classe de Keating.
Et puis il y a les élèves. Parce que Keating ne brille que si ses élèves le regardent vraiment. Là, ils le regardent vraiment. On croit à ces garçons coincés dans leurs uniformes, à leurs révoltes, à leurs peurs. Pour ceux qui ont le film tatoué quelque part, c'est comme une madeleine. On retrouve ce qu'on aimait, cette ambiance de Welton feutrée, un peu oppressante, cette promesse qui ressemble un peu à une prison. Une adaptation fidèle, sans être figée. Vivante, justement.


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