
La Tresse
Trois femmes. Trois vies à des milliers de kilomètres les unes des autres. En Inde, Smita veut offrir un autre destin à sa fille. En Sicile, Giulia voit tout vaciller après un accident. Au Canada, Sarah apprend une nouvelle qui bouleverse sa trajectoire. Elles ne se connaissent pas. Pourtant, quelque chose les relie. Une même envie de reprendre la main sur leur vie, coûte que coûte.
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L'équipe artistique
Avec Magali Caillol, Laetitia Colombani, Laurent Guillet ou Jean-François Prigent, Blanche Leleu, Marina Pangos, Lara Tavella
Adaptation Laetitia Colombani
Mise en scène Johanna Boyé
Assistante mise en scène Pauline Devinat
Scénographie Caroline Mexme
Création lumières Cyril Manetta
Création musique Mehdi Bourayou et Laurent Guillet
Costumes Alice Touvet
Perruques Julie Poulain
Vidéo Benoît Lahoz
Chorégraphie Johan Nus
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Je ne sais pas s'il y a des gens qui, comme moi, sont passés à côté de La Tresse. Du succès en librairie du roman, d'abord. Puis d'une première adaptation au théâtre. Puis d'un film au casting international, à nouveau plébiscité par les spectateurs. Si vous êtes aussi braves que moi, pas de panique : la nouvelle adaptation au Théâtre de la Renaissance est là pour combler vos lacunes. Et pour vous faire passer un excellent moment, par la même occasion !
C'est un spectacle étonnamment caméléon. C'est avant tout une invitation au voyage. Or ce qui est agréable dans le voyage, après tout, c'est le chemin - et le spectacle l'a très bien compris. Il réussit un drôle d'équilibre : sauter sans cesse d'un pays à un autre, d'une histoire à une autre, d'une ambiance à une autre, tout en restant toujours dans un tempo très agréable, ce qui fait qu'on n'a qu'à se laisser porter dans cette grande traversée. On retrouve la même dualité dans l'ambiance du spectacle qui adresse quand même des sujets forts, comme l'émancipation des femmes, la solidarité, voire graves, comme la maladie, et qui parvient toujours à rester doux, à mettre les vies au centre, les personnages, leurs belles humanités, plus encore que les difficultés auxquelles elles doivent faire face.
Il faut dire que l'équipe - très majoritairement féminine, c'est toujours agréable de le souligner - est assez incroyable. C'est toujours un peu angoissant de voir une autrice faire ses premiers pas sur scène, et c'est un vrai bonheur de voir Laetitia Colombani raconter cette histoire, son histoire, et prendre cette place avec beaucoup d'élégance. A ses côtés, Magali Caillol, Blanche Leleu, Marina Pangos et Lara Tavella sont d'une très belle justesse, se transformant au fil des scènes, assumant aussi bien les rôles principaux que la foule de silhouettes autour. Ça fait toujours plaisir de voir des femmes sur scène, ça fait encore plus plaisir quand elles défoncent tout comme ça. La mise en scène de Johanna Boyé enchaîne les changements avec une grande fluidité, et il y a dans ce grand rideau sur lequel se projettent les décors, dans les lumières, comme dans les musiques, quelque chose de feutré, d'enveloppant, qui nous tient par la main d’un pays à l’autre. C'est vraiment de la belle ouvrage.




















