
Le Château d'Orgon
Jacques-Henri, riche homme d’affaires veuf depuis des années, a une annonce à faire : il veut épouser Capucine, une jeune actrice rencontrée quelques mois plus tôt. Réunie au château familial pour l’été, la famille est censée se réjouir. Sauf que la nouvelle passe beaucoup moins bien que prévu.
2026-05-23
21:00
2026-05-24
14:30
2026-05-28
21:00
2026-05-29
21:00
2026-05-30
21:00
2026-05-31
14:30
L'équipe artistique
De Guillaume Gallix
Mise en scène Julien Gallix
Avec Jasmine Cano, Julien Gallix en alternance avec Nicolas Dépée-Martin, Maïa Laiter, Maxime Lambert, Vincent Odetto en alternance avec Simon Rodrigues Pereira, Léa Constance Piette, Alexis Ruotolo et Fiona Stellino en alternance avec Abigaëlle Janssens-Rivallain
Collaboration artistique Maxime Lambert
Scénographie Charles Concordel
Création lumières Laure-Anne Néré
Création son Anna Rohmer
Production Compagnie Le Square
La critique de l'Affiche
L'avis de
Angèle
On passe un bon moment au Château d’Orgon. Le texte, sans prétention, est amusant, les comédiens à la hauteur, le rythme enlevé.
Quand on entre dans la salle, on est accueilli par un majordome en frac, au bord d’une piscine. On comprend vite qu’on est dans une luxueuse propriété sur la Côte d’Azur, où se déroule une crise familiale : les enfants et le neveu d’un certain Jacques-Henri s’inquiètent de l’influence qu’a sur lui une certaine Capucine, actrice sans engagement et militante pour le climat, qui le ruine. Comment faire pour l’en détacher ? Cette situation est en fait le prétexte à une comédie de mœurs. L’auteur fait la satire d’une certaine bien-pensance : on veut sauver la planète, on prône l’inclusivité et l’on vomit le patriarcat… Préoccupations qui, dans ce milieu, entrent en contradiction avec le culte de l’entrepreneuriat (qui n’a pas fondé sa start up ?) et de la réussite sociale. Car tous les personnages sont, en fin de compte, des Tartuffes (c’est la pièce de Molière qui a - lointainement - inspiré l’auteur, Guillaume Gallix).
Le texte roule sur des clichés, mais il le fait souvent de manière efficace et drôle, avec des punchlines pointant des ridicules actuels. Certes, la fin est poussive, mais rien de plus difficile que de conclure en beauté une comédie, et l’auteur est encore novice. Ce qui est sûr, c’est que tous les jeunes comédiens, issus du Studio d’Asnières, ont un sens très sûr du tempo comique, qu’ils prennent du plaisir à jouer ensemble, et que le personnage du majordome (excellent Simon Rodrigues Pereira) ajoute une touche de burlesque bienvenue.
C’est une pochade, mais une pochade divertissante, ce qui est toujours bon à prendre !










