
Les règles du savoir vivre dans la société moderne
Naître, vivre, mourir : tout semble affaire de règles à suivre et de bonnes manières à respecter. De la naissance aux chagrins les plus intimes, il faudrait apprendre à tenir son rang, mesurer ses peines, doser ses larmes et trouver une réponse à chaque problème. Comme si l’existence pouvait vraiment se gérer… à condition de rester dans les clous.
Cette critique a été rédigée lors de la précédente exploitation du spectacle - des éléments ont pu bouger depuis !
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Je ne connaissais pas la pièce, je suis contente de l’avoir découverte mais ce n’est probablement pas la plus grande pièce de Lagarce : elle est intéressante dans cette énonciation des principes qui devraient dicter notre comportement, de la naissance jusqu’à la mort, en passant par le parrainage, le baptême, le mariage, et tout ce qu’on peut imagine d’événements régissant une vie.
Il y a deux versions possibles à cette critique. Je vais vous soumettre les deux puisqu’elles se sont opposées en moi. Elles ont coexisté pendant tout le spectacle et je n’ai pas pu déterminer laquelle était la plus juste.
Il y a d’abord celle de la Mor(d)ue : on ne la lui fait plus, après dix ans de chronique, vous pensez ! Elle repère tout, analyse tout, enregistre tout, et juge tout à l’aune de « ce qu’on pouvait attendre d’un tel spectacle ». Quand on m’annonce un seul en scène avec Hiegel, j’attends l’effet WAOUW. Ce que je vois avec mes yeux de morue, c’est une mise en scène somme tout très simple, une comédienne qui « se contente » de lire son texte, qui peut-être ne donne pas tout ce qu’elle pourrait donner – on a connu Hiegel plus grande que ce soir-là. Elle me donne l’effet de se balader un peu, d’aller à la facilité, de « faire du Hiegel »…
Et puis il y a celle que vous livreraient mes yeux d’enfants. Le coeur qui bat quand je m’assois au premier rang, à l’idée que Catherine Hiegel va être là, si près. L’émotion de voir cette immense actrice jouer juste devant moi. L’intérêt, c’est elle, ce qu’elle fait de ce texte, ce qu’elle invente à côté et qu’elle ne dit pas. Hiegel, on la regarde autant qu’on l’écoute. Ses yeux sont des lasers, ses sourires sont au-delà de l’ironie. Elle invente un nouveau texte, où le premier degré rejoint le second. Il s’en passe des choses, sur cette figure-là. Tous les âges sont sur son visage. Elle reste fascinante, et je suis fascinée.
Ce n’est peut-être pas le spectacle de l’année, mais c’est quand même Catherine Hiegel, et Catherine Hiegel c’est déjà beaucoup.
Les contenus
Galerie

Bande-annonce
L'équipe artistique
De Jean-Luc Lagarce
Mise en scène Marcial Di Fonzo Bo
Avec Catherine Hiegel























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