
Potiche
Suzanne Pujol mène tranquillement sa vie d’épouse modèle et dévouée. Jusqu’au jour où son mari, patron d'une usine de parapluie, fait un malaise. Suzanne va devoir reprendre la direction de l’entreprise, nouveau rôle dans lequel elle va exceller et surprendre.
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L'équipe artistique
Avec Clémentine Célarié, Philippe Uchan, Paloma, Jérôme Pouly, Benjamin Siksou, Alexie Ribes
Mise en scène Charles Templon assisté de Félix Beaupérin
Lumières Denis Koransky assisté Mathilde Monier
Décors Nicolas Delas
Costumes Emmanuelle Youchnovski assistée de David Rossini
Création sonore Côme Ranjard, Benjamin Siksou, Camille Vitté
Perruques Dorian Jollet
La critique de l'Affiche
L'avis de
Martin
Avec ses trois têtes d’affiche, Potiche était l’une des comédies attendues de cette rentrée. Il faut dire qu’ayant un faible pour Paloma (que nous avons reçue dans notre podcast, à réécouter ici), j’avais hâte de découvrir cette histoire de femme au foyer qui prend sa revanche. J’ai passé un moment à la hauteur de mes attentes : drôle, engagé et tellement divertissant.
Une pièce de boulevard des années 70
Le rideau s’ouvre sur un décor très impressionnant : le rez-de-chaussée d’une maison de riches bourgeois. Clémentine Célarié entre en scène, suivie de Philippe Uchan, son mari, et on comprend qu’on a fait un saut dans le temps. Son mari représente tout le poids du patriarcat : entre misogynie totale et ego démesuré, il est détestable. Mais on rit de cette caricature machiste. Puis arrive la secrétaire, Paloma, qui rajoute un élan comique total : son excentricité matche à merveille avec Nadège, la secrétaire qui se tape son patron. Pas de doute, on est dans les années 70, période à laquelle cette pièce signée Jean-Pierre Grédy et Pierre Barillet a été écrite. On est aussi dans la pure tradition du boulevard : le rythme est effréné, il n’y a aucun blanc. Les répliques sont acerbes et grinçantes. Les personnages sont hauts en couleur. Et le public, lui, rit et s’amuse de cette situation. Mais derrière ce divertissement, il y a un vrai message.
Un vrai message féministe
Le personnage de Clémentine Célarié joue une femme au foyer, dévouée, qu’on pourrait considérer comme une « potiche ». On lui a tellement répété qu’elle l’était qu’elle finit par y croire. Mais lorsqu’elle s’en libère, elle découvre non seulement qu’elle est capable, mais qu’elle est meilleure. Ce spectacle montre que c’est la société, menée par les hommes, qui empêche les femmes de se révéler. C’est une ode à l’émancipation et un étendard féministe sous couvert de divertissement. Les quelques réécritures de la pièce vont plus loin et montrent une forme de sororité encore plus actuelle.
La distribution est parfaite : Clémentine Célarié, qui a un rôle difficile, tient totalement le rythme. Paloma, avec son panache et son extravagance, nous enchante. Philippe Uchan est un macho parfait. Et les trois autres comédiens (Jérôme Pouly, Alexis Ribes, Benjamin Siksou) incarnent des personnages secondaires essentiels. Le seul petit défaut est une légère longueur dans la deuxième partie : quelques coupes permettraient de vraiment garder une intrigue tendue.
Mais cela n'enlève rien au sentiment global : j’ai passé un excellent moment, drôle et engagé. Allez-y !















