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Cochons d'Inde
Alain Kraft vient juste retirer un peu d’argent. Il repart coincé dans sa propre banque : la nouvelle direction indienne l’accuse d’avoir “changé de caste” en s’enrichissant. Entre absurde administratif et lutte de classes dérapée, sa journée vire au cauchemar… très réglementé.
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L'équipe artistique
Une comédie de Sébastien Thiéry
Mise en scène Julien Boisselier
Avec Arnaud Ducret, Maxime d’Aboville, Emmanuelle Bougerol, Frédérique Cantrel, Oudesh Hoop
Décors Jean Haas
Costumes Jean-Daniel Vuillermoz
Lumière Jean-Pascal Pracht
Vidéo Sébastien Mizermont
Musique Pierre Tirmont
Assistante à la mise en scène Elena Terenteva
Arnaud Ducret attire l’œil, normal. Mais ce qui rend le spectacle vraiment excitant, c'est le trio qu'il va former avec Maxime d'Aboville et Emmanuelle Bougerol. J'ai vraiment hâte de voir ça !
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
J'aime toujours bien les pièces de Sébastien Thiéry, et en même temps, j'ai toujours quelque chose à leur reprocher. J'ai souvent tendance à m'emballer dès la lecture du pitch, car le monsieur a le chic pour les situations de départ les plus saugrenues et les plus alléchantes. MAIS - car il y a un mais - si vous connaissez cet auteur, vous lui faites peut-être le même reproche que moi, à savoir qu'il ne sait souvent pas comment finir ses pièces. Je crois que là, pour la première fois, je n'ai rien à lui reprocher. Son début est cocasse à souhait, son déroulé est grinçant juste ce qu'il faut, et sa fin est très chouette. Banco !
Cochons d'Inde, comme son nom ne l'indique pas forcément, est une pièce très réussie sur notre société nourrie à l'administration et aux règles. Le titre un brin racoleur, l'affiche bien tape-à-l'œil, la distribution avec sa tête d'affiche télé : tout pourrait laisser croire à une comédie un peu facile. Mais non. Le résultat est excellent, fin et grinçant. C'est une très bonne comédie, au sens originel du terme : celle qui met en scène des gens comme vous et moi, empêtrés dans les absurdités du quotidien. Une pièce pleine de noirceur dans laquelle on rit quand même un peu, parce que comme toujours chez Sébastien Thiéry, la situation de départ est à la fois légèrement absurde et suffisamment ancrée dans le réel pour nous happer immédiatement.
Ce qui achève de nous captiver, c'est cette distribution cinq étoiles J'ai été attirée par les noms de Maxime d'Aboville et Emmanuelle Bougerol, ils ne m'ont pas déçue : lui dans une attitude fermée, presque butée, sorte de robot administratif complètement chelou et merveilleusement agaçant ; elle en petit bout de bonne femme qu'il ne faut surtout pas venir chatouiller de trop près. Ils forment un duo absolument délicieux, sortes de PNJ insupportables de jeux vidéo, cringes à souhait, alternant avec brio des répliques laconiques d'employés de guichet comme on les déteste et des envolées lyriques parfaitement dosées. Ils font le show, ces deux petits personnages qui semblent prendre un malin plaisir à faire tourner en bourrique le géant Arnaud Ducret, de plus en plus découragé.
L'opposition fonctionne à merveille. La force brute de l'un se fracasse contre le règlement absurde de l'autre comme on se cogne à une paroi de verre invisible. Ça fait mal, ça ne sert à rien, mais c'est là. Et Arnaud Ducret... c'est nous. Nous face à ce cauchemar kafkaïen, nous éberlués, nous impuissants. Arnaud Ducret, que je connais moins au théâtre, s'en sort admirablement. Il incarne à merveille cette rage qui monte et qui s'épuise, ce corps immense qui ne sert à rien face à l'absurdité administrative. On le regarde se débattre, s'énerver, s'aplatir, rebondir, et c'est exactement nous qu'on voit là, coincés dans la cage. C'est un bonheur de le voir faire tourner sa roue, encore et encore, sans jamais avancer. Fascinant, le temps qu'on peut passer devant une cage à observer tourner en rond ces pauvres bêtes. Surtout quand on se rend compte qu'on est peut-être du même côté de la vitre.















