
The Last Hamlet
Hamlet apprend que son histoire ne sera bientôt plus jamais jouée. Pas question pour lui de quitter la scène sans réagir. Le prince danois remonte donc une dernière fois sur les planches, bien décidé à nous convaincre qu’il mérite un sursis. Car pour Ben Duke, toute histoire est faite pour être réinventée. Et manifestement, Hamlet a encore quelques arguments à faire valoir.
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L'équipe artistique
Avec Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd
Avec la collaboration exceptionnelle pour le Festival d'Avignon de Anna B Savage
Conception et mise en scène Ben Duke
Décors et costumes Soutra Gilmour
Lumière Jackie Shemesh
Son Jethro Cooke
Vidéo Will Duke
Dramaturgie Karthika Naïr
Consultante de création Raquel Meseguer Zafe
Collaboration créative Sarah Calver, Luigi Nardone, Jamie Wood
Direction technique Ed Borgnis
Régie plateau Andrea Scrimshaw
Régie générale Rachel Glover
Supervision des costumes Anna Josephs
Éclairage Daniel Harvey
Programmation lumière Nadene Wheatley
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Deux spectacles sur Hamlet présentés cette année dans le In, mais pas assez de temps pour voir les deux, il a donc fallu faire un choix. C'est le pitch de The last Hamlet qui m'a convaincue, avec cette idée de monter un dernier Hamlet avant de laisser la place à de nouvelles histoires. J'ai trouvé l'idée originale, je me suis dit que ça permettrait de raconter Hamlet un peu différemment, et on n'a jamais trop d'Hamlet.
On n'a jamais trop d'Hamlet parce qu'en réalité on n'a jamais vraiment compris Hamlet. Donc un nouvel angle, c'est une petite chance de comprendre un peu mieux l'oeuvre la plus mythique du grand Bill. Et au début, je pense que je suis vraiment bien tombée. Ben Duke propose une défense à Hamlet. Il le complète, fait exister une relation au père, une explication à la folie d'Ophélie, essaie d'éclairer certains angles morts du personnage. Entre l'histoire d'Hamlet, la modernité de ce qu'il propose et la danse, il trouve un vrai équilibre, et donne au passage de nouveaux contours au personnage : il joue avec lui, lui donne une enfance, l'humanise, en propose une version traversée de pop culture, une version qui parle peut-être davantage à un public d'aujourd'hui. Il joue avec les codes, utilise le parallèle avec le Roi Lion - lui-même a un costume de Simba - fait participer le public, simplifie l'intrigue en remplaçant la plupart des personnages par des peluches... Et franchement, je tire mon chapeau de parvenir à rendre l'une des pièces les plus compliquées du répertoire aussi accessible, voire aussi ludique.
Et puis, sans que je sache vraiment dire à quel moment, quelque chose s'étiole. Je ne saurais pas pointer la scène de trop, le procédé qui a fini par se répéter à vide... juste ce sentiment diffus de m'éloigner peu à peu de ce qui se joue sur scène. Je le suis avec de moins en moins d'intérêt, et je comprends de moins en moins où il m'emmène. La fin s'étire. C'est dommage, j'y croyais fort !











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