
Ils de méritent pas tes larmes
Découvrez un seul-en-scène qui vous emmène à la fin des années 60 aux Etats-Unis, plus précisément à Little Rock dans l'Arkansas. C'est ici que neuf enfants noirs vont se retrouvés encerclés dans leur lycée jusqu'alors réservés aux blancs.
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L'équipe artistique
Mise en scène Michel Belletante
Avec Thomas Snégaroff et Xavier Bussy à la clarinette
Texte Thomas Snégaroff
Musique Xavier Bussy
Création lumières Andrea Abbatangelo
Environnement sonore et vidéo Loïc Goubet
Création costumes Rose Drazic
Voix Colomba Giovanni
La critique de l'Affiche
L'avis de
Benjamin
Vous connaissez certainement, comme moi, les grandes lignes de l’histoire de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, souvenirs de nos cours de civilisation anglo-saxonne du secondaire, mais connaissez-vous l’histoire aussi bouleversante qu’invraisemblable des « Neuf de Little Rock » ?
Avec Ils ne méritent pas tes larmes, Thomas Snégaroff (que vous regardez peut-être à la télévision notamment dans C Politique sur France 5), nous plonge dans l’Amérique des années 50. Une Amérique divisée entre le Nord et le Sud, ségréguée entre les Noirs et Blancs. Dans ce contexte, neuf adolescents noirs vont défier un système profondément injuste pour accéder à une éducation jusque-là réservée aux élèves blancs, au lycée Central High School de Little Rock, dans l’Arkansas. Point de départ de la pièce, cette lutte est immortalisée par une photographie prise lors de l’arrivée au lycée d’Elizabeth Eckford lors de la rentrée des classes de 1957, outrageusement conspuée par ses « camarades » blancs.
S’appuyant sur la riche enquête qu’il publie en 2018, Thomas Snégaroff propose une adaptation scénique à la fois pédagogique et profondément émouvante de cette véritable épopée, au sens propre du terme. À la confluence du journalisme et de la recherche historique, ses deux domaines d’expertise, il parvient à donner corps à un sujet encore douloureux. Chacun de nous est alors invité à pénétrer au cœur des consciences de chacun des protagonistes afin d’interroger les possibilités du dialogue et les conditions du pardon.
Omniprésente, la musique, jouée par Xavier Bussy, s’impose également comme un véritable personnage, avec ses airs de clarinette aux accents de jazz, de swing et de blues. Prolongeant l’émotion, elle renforce cette sensation d’immersion dans l’Amérique des fifties et nous accompagne jusqu’à la chute, particulièrement touchante.
Car si cet épisode est aujourd’hui ancien, il est en réalité pleinement d’actualité et semble parfois se rejouer sous nos yeux, rappelant avec force que certaines luttes pour l’égalité restent inachevées. Il faut enfin saluer les « bords plateau » organisés à certaines dates, où d’éminentes personnalités viennent prolonger la réflexion après la représentation. Alors avant de réserver, il est vivement conseillé de consulter le site internet du théâtre pour ne pas manquer ces échanges !

















