
La Poussière sous le tapis
Une jeune comédienne décide de quitter un spectacle après avoir été giflée par son partenaire pendant une répétition. Mais à huit jours de la première, tout le monde essaie de la faire changer d’avis. Jusqu’où est-on prêt à fermer les yeux pour que le spectacle continue ?
2026-08-16
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L'équipe artistique
Autrice Coralie Lascoux
Mise en scène Coralie Lascoux assistée de Chloé Fleury
Avec Camille Remy, Emilie Pfeffer, Thomas Lempire, Coralie Lascoux et Thomas Pelikan
Création lumières Florian Guerbe
Crédit photo Stephane Parphot
Production Le Ricochet Théâtre
La critique de l'Affiche
L'avis de
Angèle
L’offre théâtrale à Paris au cœur de l’été n’est pas foisonnante. Certes, des comédies bien rodées prolongent leur exploitation au mois d’août, et on peut les trouver sur L’Affiche, mais une envie de nouveauté m’a conduite au Funambule, et à son programme d’été. Va pour La Poussière sous le tapis, « comédie dramatique », avec ses cinq acteurs au plateau, ce qui n’est pas si courant ! Eh bien, c’est un spectacle tout à fait recommandable.
L’autrice, Coralie Lascoux, prend comme sujet les violences sexistes dans le milieu théâtral. L’action commence in medias res : une jeune actrice regagne sa loge après avoir quitté une répétition, car l’acteur star de la pièce l’a malmenée. Les autres membres de l’équipe, qui la rejoignent dans sa loge, s’accordent à trouver ce geste inacceptable, mais essaient de la dissuader de porter plainte, car le projet repose sur cet acteur et l’accuser mettra le spectacle en péril, à une semaine de la première.
On perçoit dans le spectacle un vrai esprit de troupe : les cinq rôles sont équilibrés et chaque acteur a quelque chose à porter. L’idée de départ est excellente, des rebondissements font avancer l’action, la situation a un potentiel comique, avec la mauvaise foi embarrassée des uns et des autres, mais aussi dramatique, metoo étant passé par là. Le texte expose les dessous d’une création théâtrale, multiplie les relations entre les personnages, de l’affrontement à la réconciliation, et utilise à bon escient la vidéo, dans une scène particulièrement réussie. On sent qu’il est inspiré par des expériences authentiques, pas toujours agréables, et une certaine vérité apparaît derrière les clichés propres au genre de la comédie.
Cependant, il manque encore quelque chose au niveau du rythme pour que ce texte, qui comprend des punchlines et des jeux de mots, ait le rendement comique que l’autrice (également metteuse en scène et actrice) a voulu lui donner. Peut-être faut-il resserrer l’ensemble pour donner à la représentation plus de nervosité ? J’avoue que je me suis dit parfois que, joué par des acteurs rompus au boulevard (un Briançon, une Armelle), il aurait eu plus d’éclat. Mais tel quel, c’était plutôt une bonne surprise.




















