
Le Tartuffe
Orgon est prêt à tout pour satisfaire Tartuffe, ce faux dévot qu’il admire aveuglément. Même à se brouiller avec sa famille. Mais à mesure que l’emprise de Tartuffe grandit, le reste de la maison commence à voir clair dans son jeu. Reste à savoir si Orgon ouvrira les yeux avant qu’il ne soit trop tard.
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L'équipe artistique
Texte Molière
Création au Festival In d’Avignon en juillet 2021
Mise en scène Léo Cohen-Paperman
Conception scénographique Anne-Sophie Grac
Collaboration scénographie et accessoires Pierre Lebon
Création lumière Thomas Chrétien
Lumière Thomas Chrétien, en alternance avec Théo Le Menthéour
Création costumes Zoé Lenglare et Manon Naudet
Habillage Claire Eudier
Création sonore Lucas Lelièvre assisté de Baudouin Rencurel
Son Thomas Chrétien, en alternance avec Théo Le Menthéour
Régie générale Thomas Chrétien assisté de Marco Benigno
Maquillage et coiffure Pauline Bry-Martin
Collaboration artistique Lola Lucas
Administration et production Marie Mouillard
Avec Pauline Bolcatto, Julien Campani, Philippe Canales, Émilien Diard-Detœuf en alternance avec Loïc Riewer, Apolline Taillieu en alternance avec Mathurin Voltz, Joseph Fourez en alternance avec Charlotte Van Bervesselès, Elsa Grzeszczak, Éric Herson-Macarel, Lazare Herson-Macarel en alternance avec Emilien Diard-Detœuf, Frédéric Jessua, Julien Romelard, Claire Sermonne
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Deuxième écart à mon évitement habituel des classiques à Avignon pour aller découvrir Le Tartuffe version Nouveau Théâtre Populaire. Le Nouveau Théâtre Populaire, c'est bien ma came. C'est une troupe créée il y a plus de quinze ans, qui pensent des spectacles pour le plein air, dans un mood populaires et festifs, rendant le spectacle vivant accessible à tous, loin des codes élitistes. Sur le papier, je signe direct.
Pourtant, Tartuffe, c'est toujours un peu risqué. C'est un spectacle que j'ai vu beaucoup de fois, donc la comparaison est parfois tentante. Mais là, pas de comparaison possible. Le Tartuffe, je ne l'ai jamais vu monté comme ça. Conformément à la promesse, c'est du théâtre de tréteaux, populaire, accessible. Génial.
Sur la scène, il n'y a presque rien. Les spectateurs sont placés de part et d'autres de quelques planches de bois, qui forment comme un couloir, avec une porte à chaque extrémité, et une tableau au milieu. Sur la table, une urne funéraire. Et ça suffit. Ça suffit pour nous faire entendre le texte, ça suffit pour nous faire rire, ça suffit pour maintenir l'attention de la salle pendant près de deux heures avec Molière.
Ça joue, et ça joue fort ! Il faut dire qu'avec un plateau aussi resserré, pas d'autre option que de s'appuyer au maximum sur le texte. Alors ils y vont. Le Tartuffe est une comédie, alors on accentue la comédie juste ce qu'il faut, on s'autorise des accents sur certaines phrases, on module le rythme pour souligner certains effets. On vit tout très fort dans cette version de Tartuffe, de l'énervement aux émotions de l'amour, c'est très précis - et c'est très drôle.
L'alexandrin est dit avec simplicité, avec modernité, les échanges sont toujours fluides, hyper rythmés, et au-delà de la comédie, on entend aussi tout ce qui fait le sel de Tartuffe. La disposition du plateau rend les confrontations plus fortes, surligne les alliances, fait ressortir encore plus les revendications de chacun. On entend, on voit, on rit. On vit. Bravo !










