
L'Intranquillité
Deux comédiens incarnent des fragments du Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa, œuvre majeure du XXe siècle. Journal intime d’un homme qui observe le monde entre poésie, humour et vertige intérieur, le spectacle donne vie à ses pensées, ses rêves et ses contradictions. L’Intranquillité est une invitation à explorer nos doutes.
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L'équipe artistique
Texte Fernando Pessoa
Traduction Françoise Laye
Mise en scène et adaptation Jean-Paul Sermadiras
Avec Olivier Ythier, Thierry Gibault et la voix de Maria de Medeiros
Chorégraphie Marion Lévy
Lumières Jean-Luc Chanonat
Composition et création sonore Pascale Salkin
Construction du décor Robert Guénégou et Olivier Defrocourt
Costumes Cidalia da Costa
Régisseur général Anatole Gibault
La critique de l'Affiche
L'avis de
Nolwenn
Ouverture sur un ciel étoilé, infini. Un nuage de fumée recouvre le sol.
Deux personnages sortent d’une grande boîte, semblent tout droit venus d’un autre monde. Pas tant par leurs costumes, plutôt par leur air un peu perdu.
Là, commence le texte.
Si on connaît Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, on sait qu’il s’annonce long. On peut craindre - en toute légitimité - une adaptation en tunnel sans fin, moi la première ! Rassurez-vous : le tunnel vaut le détour.
On plonge ! Un voyage merveilleux qui emporte dans un état presque second. On se laisse balloter de réflexion en réflexion, on ralenti le rythme, on prend le temps. On savoure le texte.
Au-delà de l’adaptation, l’intelligence de la mise en scène réside dans deux éléments : le corps et le silence.
Ici, les mots et le corps nous racontent deux histoires qui se complètent. D’un côté les pensées intérieures de Pessoa, portées par nos deux personnages, de l’autre le moment qu’ils partagent sous nos yeux. Ils construisent un univers haut en couleur, à partir d’une scénographie presque en noir et blanc.
Ce petit monde créé, ils le meublent de silences. Pas de silences pesants, ni de silences interminables, mais des silences plein de vie. Des silences qui nous en apprennent plus sur les deux hommes qui dialoguent. Le spectacle illustre à la perfection l’art délicat d’habiter le silence… Un bonheur dans ce monde de celui-qui-criera-le-plus-fort.
Alors, à partir de quelques mots, de quelques sons, de quelques musiques et de beaucoup de corporalité, ils nous proposent un moment absurde et délicieux. On passe une soirée étrange, drôle et douce, à flotter entre deux mondes. On en sort la tête bourrée d’images et d’idées, prêt‧es pour une petite introspection !











