
On ne se mentira jamais
Serge et Marianne forment un couple heureux. Enfin, c’est ce qu’ils croient. Un accrochage de voiture sans gravité vient pourtant tout dérégler. Un détail, puis un doute. La suspicion s’installe et commence à grignoter la confiance… jusqu’à ce qu’il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent.
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L'équipe artistique
Une pièce de Éric Assous
Mise en scène Jean-Luc Moreau, en collaboration avec Anne Poirier-Busson
Avec Evelyne Bouix et Nicolas Briançon
Et la participation exceptionnelle de Tatiana Kandinsky
Scénographie Nicolas Sire
Lumière Stéphane Baquet
Costumes Carine Sarfati
Bande originale Laurent Boutonnat
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Mais quel bonheur de revoir une pièce du regretté Eric Assous ! C'est vraiment ce qui se fait de mieux en matière de boulevard contemporain, de comédie conjugale à la fois légère et acérée. Je suis totalement cliente de ce genre : les règlements de compte de couple, les piques qui font mouche, les répliques qui font rire et qui font un peu mal en même temps. On se reconnaît, on repart même avec quelque chose en plus - des leçons sur le genre humain, ou sur la meilleure technique pour faire avouer son conjoint, c'est selon. C'est la touche Assous - ce combo parfait entre la punchline, l'analyse et la tendresse lucide - qui le rend inimitable.
Ce qui est remarquable, c'est que ça n'a pas vieilli d'un pouce. Parce qu'Assous ne se contente pas d'être un excellent dialoguiste qui maîtrise l'art de la comédie à la perfection : c'est aussi un fin analyste du couple. Il connaît ses travers sous toutes les coutures, et même s'il les pousse à l'extrême - une mauvaise foi assumée chez lui, une jalousie parfois mal orientée chez elle - on n'est jamais dans la caricature. Toujours dans le vrai.
Evelyne Bouyx et Nicolas Briançon forment un duo parfaitement accordé. Elle déroule son personnage avec une précision jubilatoire : jalouse mais aussi observatrice, vive, délicieusement affûtée. Face à elle, Nicolas Briançon compose un homme aux moues impayables, d'une veulerie assumée et presque attachante - on aurait envie de dire, merveilleusement lâche !
On tourne autour du pot en début de pièce, on se jauge, on s'observe, et puis bam, on entre dans le ring. Et là, c'est la régalade ! Assous réussit à maintenir un vrai mystère jusqu'au bout : est-ce qu'elle mène le jeu et en sait plus qu'elle ne laisse croire ? Est-ce qu'il est vraiment blanc comme neige ? J'avoue avoir joué le "on ne me la fait pas" - ce n'est pas le premier spectacle du genre que je vois, et j'avais plusieurs fins possibles en tête. Il m'a eue quand même, le bougre. Celle qu'il a choisie, je ne l'avais pas vue venir. Et surprenant, avec tout ça !








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