
Petites misères de la vie conjugale
Mariés, célibataires, amoureux ou vaccinés : bienvenue chez Caroline et Adolphe. Balzac observe leur vie à deux comme sous une loupe, scène après scène. Il faut bien reconnaît que ça grince un peu. Et la question reste entière : dans ce match conjugal, qui tient vraiment la plume ?
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L'équipe artistique
D’après Petites misères de la vie conjugale et Physiologie du mariage d’Honoré de Balzac
Mise en scène et adaptation Pierre-Olivier Mornas
Avec Alice D’Arceaux et Pierre-Olivier Mornas
Assistante mise en scène Émilie Chevrillon
Lumières Alireza Kishipour
La critique de l'Affiche
L'avis de
Angèle
Balzac n’a pas écrit que des romans ! Physiologie du mariage et Petites misères de la vie conjugale sont deux petits ouvrages sociologiques avant la lettre, mais écrits dans un esprit satirique et humoristique, sur le mariage dans la bonne société. Pierre-Olivier Mornas, gardant le titre du second, en a sélectionné des textes, devenus autant de petits tableaux acides d’une vie de couple au XIXè siècle, autant de « petites misères ». Dès le début, l’auteur nous rappelle que le mariage à cette époque ne repose que sur des considérations financières : si la jeune fille a « des espérances » (comprendre : un oncle à héritage) elle convient à la famille du monsieur ; et si le prétendant est rentier, c’est l’idéal pour les parents de la jeune fille. Les nouveaux mariés se connaissent à peine, mais vogue la galère ! Sur cette base, les désillusions sont inévitables.
Ce n’est pas gai, mais Balzac prend le parti d’en rire, et le metteur en scène aussi. Il joue lui-même cet époux-type, figure un peu niaise à la Daumier, comme sur l’affiche du spectacle, tandis qu’Alice d’Arceaux est la jeune épouse, naïve et rusée à la fois. De l’évocation de la nuit de noces à l’ennui de madame délaissée par son époux, aux querelles sur l’éducation de l’enfant, à la vie sociale, sans oublier l’inévitable belle-mère, le texte repose à la fois sur de réjouissants clichés éternellement comiques et sur l’observation critique de Balzac. La mise en scène est virevoltante. Pierre-Olivier Mornas possède l’art de la mimique : le Code civil lui donne tous les droits sur son épouse, mais elle le fait tourner en bourrique, pour notre plus grand plaisir. Alice d’Arceaux, qui se déplace avec une grâce de danseuse, est délicieuse et insupportable. Ce texte de Balzac comprend en germe tout Feydeau, et c’est une excellente idée de le théâtraliser. La salle glousse, réjouie : si certaines situations sont du XIXè siècle, d’autres sont des constantes de la vie de couple, et la scène nous tend un miroir. L’ensemble fait une comédie très réussie, d’où l’on sort de belle humeur.











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