
Chimère
Stella et Neven veulent un enfant. Mais rien ne se passe comme prévu. Les protocoles s’enchaînent, et le parcours devient peu à peu un monde à part. Autour d’eux surgissent médecins et figures étranges. Jusqu’à cette idée qui revient sans cesse : au fond, créer la vie, ce n’est pas déjà un peu de la science-fiction ?
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L'équipe artistique
Écriture et mise en scène Frédérique Voruz
Avec Rafaela Jirkovsky, Yuriy Zavalnyouk, Salomé Diénis Meulien, Eliot Maurel, Frédérique Voruz, Alexandre Babey
Création et interprétation musicale Eliot Maurel
Création lumière Geoffroy Adragna
Conseil création sonore Thérèse Spirli
Assistant à la mise en scène Alexandre Babey
Costumes Micha Liebgott
Remerciements Geoffrey Rouge-Carrassat, Samuel Valensi
Crédit photo Alex quai des brumes
Design graphique & illustration Justine Jacquot-H
La critique de l'Affiche
L'avis de
Une scène vide, Stella assise au milieu, elle chante. Sa bonne fée entre, lui promet monts et merveilles… Mais Stella ne veut pas devenir une princesse : elle veut un bébé.
Chimère commence ainsi, comme un conte monté à l’envers… un conte qui n’en reste pas moins merveilleux !
Avec cette nouvelle création, Frédérique Voruz nous invite à traverser une tranche de vie, celle de Stella et Neven, jeune couple (plus si jeune) qui n’attend qu’une chose - accueillir un enfant dans leur petit cocon - sans y parvenir.
On découvre une intimité inconnue, souvent vécu dans le silence, pas par tabou, peut-être plus par pudeur. Ici, Stella et Neven ne nous cachent rien. On traverse chaque étape, chaque avancée, chaque doute, chaque petite victoire, avec eux. On apprend.
Au début - je l'admets - j'ai eu un peu peur. Un sujet difficile et une scène presque nue, c'est un défi. Pourtant, en quelques secondes, les jeux de lumière, les bruitages et la musique électronique joués en direct remplissent ce vide. Le texte nous porte, rythmé à la perfection, pas de temps morts, toujours avec une pointe d’humour rafraichissante.
Et surtout, on s'attache. On s'attache à Stella, interprétée par Rafaela Jirkovsky, qui nous tient en haleine du début à la fin. On s'attache à Neven, un peu perdu. A la bonne fée, à la médecin, qui ne représentent ni le bien ni le mal... et à deux personnages, "Elle" et "Lui", deux petits lutins de savoir qui nous rapportent à notre condition d'êtres créés : chimériques mais bien réels.
Chimère, pleine de vie, prend dans ses bras l’enfant qui reste en nous et, finalement, on a envie de rester un peu plus longtemps avec Stella, Neven, et les autres.














