
La Vie et la mort de J. Chirac, roi des Français
Cet épisode de la série « Huit Rois (Nos Présidents) » tourne autour de Jacques Chirac. Dans cette comédie méta théâtrale, on suit Ludovic Müller, metteur en scène et son demi-frère José Corrini essayant de réaliser leur rêve : une représentation épique sur Jacques Chirac, le président qui a bercé leur enfance, racontant son enfance, son adolescence, sa vie et son œuvre.
2026-09-13
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2026-09-27
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2026-12-06
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L'équipe artistique
Texte Julien Campani et Léo Cohen-Paperman
Mise en scène Léo Cohen-Paperman
Avec Julien Campani et Clovis Fouin en alternance avec Mathieu Metral
Lumières Pablo Roy, Léa Maris
Création sonore Lucas Lelièvre
Régie Zélie Carasco
Collaboration artistique Gaia Singer
Scénographie Henri Leutner
Costumes Manon Naudet
Maquillages Djiola Méhée
On a adoré les précédents volets de la série "Huit Rois (nos présidents)", autant vous dire qu'on ne manquerait l'épisode sur Jacques Chirac pour rien au monde !
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
C'est le quatrième spectacle de la saga Huit Rois de Léo Cohen-Paperman que je vois, et celui par lequel tout a commencé. La première chose qui me marque devant le spectacle, c'est la capacité de la série à se renouveler à chaque volet, à nous embarquer dans un univers neuf, à aller chercher son public autrement à chaque fois.
La première partie du spectacle, toutes lumières allumées, est doublement maligne. Elle permet non seulement de chauffer la salle - et de révéler par la même occasion une partie du talent d'improvisation du comédien - mais également de poser des repères datés pour les plus jeunes des spectateurs, dont je fais partie, et pour qui Jacques Chirac est un vague souvenir d'enfance. Le cadre est posé, le résumé du mandat, aussi drôle que vide, plante le décor : le spectacle peut commencer.
Et Jacques Chirac apparaît devant nous. Mais genre, littéralement. C'est clairement la grande réussite de ce spectacle : être parvenu à reproduire à la perfection Jacques Chirac sur scène. Physiquement évidemment, c'est impressionnant. Mais ça ne s'arrête pas là. La voix, la gestuelle, la manière de parler, jusqu'à l'intention, tout relève d'un mimétisme confondant. Ce qui est proprement époustouflant, c'est qu'ils parviennent à faire tenir le personnage, à garder l'attention, tout en respectant ce qui a toujours fait l'ancien président : le vide. Le propos est fumeux, les tournures brumeuses, la pensée hasardeuse - avec quelques envolées racistes pour ponctuer le tout. Ils parviennent à dessiner l'opportunisme du personnage, la colère qui gronde autour de lui, les mouvements sociaux, sans jamais combler ce creux qui le définit. Chapeau.
Le personnage se dessine aussi dans ses échanges avec le public - toujours impressionnantes improvisations de Julien Campani - qui confirment à la fois un sens aigu de la formule et un évitement absolu de toute prise de position. La vraie prouesse, c'est de faire de la matière avec un personnage si creux, aux contours si mouvants.
Seul bémol : la déchéance du personnage, et sa mort (promis, on ne spoile pas, tout est dans le titre) s'étirent un peu trop en longueur. Chirac jeune n'avait déjà pas grand-chose à dire ; diminué et privé de ses sorties habituelles, il en dit encore moins.
















