
Téléphone-moi
Téléphone-moi suit l’histoire d’une famille sur trois générations, avec cette particularité de se dérouler uniquement dans des cabines téléphoniques – en tout cas jusqu’à la dernière partie. On découvre les différents personnages, on apprend à la connaître, on suit leurs hauts et leurs bas, on comprend leurs peurs, leurs mensonges, leurs espérances.
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L'équipe artistique
Mise en scène Clotilde Morgiève et Jean-Christophe Dollé
Interprétation Stéphane Aubry, Solenn Denis, Jean-Christophe Dollé, Clotilde Morgiève et la voix de Nina Cauchard
Scénographie et costumes Marie Hervé
Lumières Nicolas Priouzeau
Son Soizic Tietto
Musiques Jean-Christophe Dollé
Création plateau et régie générale Simon Demeslay
Couture Julia Brochier et Agathe Laemmel
Perruques Julie Poulain
Conseils magiques Arthur Chavaudret
Ce spectacle a été vu et critiqué en juillet 2022, lors du Festival OFF d'Avignon.
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
C’est exactement la réponse à ma quête dans le OFF, et dans le théâtre en général. Le spectacle qui vous prend, vous déplace de votre chaise jusqu’au milieu de la scène, au centre des événements, et ne vous lâche plus jusqu’à la fin. La recette ? Une écriture de l’essentiel, une mise en scène au cordeau, une interprétation qui part des tripes.
C’était pourtant un sacré pari que de placer la majeure partie de l’action dans des cabines téléphoniques. Et pourtant c’est tellement malin. Devant l’absence de réponse de l’interlocuteur, le spectateur se retrouve captif, obligé de lui substituer son imagination et donc de s’investir dans l’histoire. On apprend a les connaitre et a deviner leurs silences pour mieux se laisser cueillir par la suite. Et progressivement on se retrouve complètement pris dans l’enquête, et on se met à récolter les indices qui tombent pour essayer de reformer le puzzle.
Ecriture, mise en scène et interprétation forment eux aussi les trois pièces d’un puzzle. Elles se complètent en tout point. L’écriture est aussi fine que l’interprétation est puissante, la mise en en scène est aussi brûlante que l’écriture est intime, l’interprétation est aussi sensible que la mise en scène est rock. C’est un accord parfait. Et ça transparaît sur scène : les personnages portent en eux leur propre histoire, mais aussi jusqu’à l’ambiance de leur époque, avec laquelle il semblent faire corps grâce à la composition à fleur de peau des comédiens. Alors transmission intergénérationnelle, je ne sais pas, mais transmission scènesalle, oui, vraiment. Quelle claque !













