
Le bal des voleurs
Trois voleurs pas très doués montent un plan : se faire passer pour des princes espagnols afin d’approcher une riche lady. Contre toute attente, ça marche. Les voilà invités chez elle. Sauf que tout se complique quand l’un d’eux tombe amoureux de la nièce. Le plan déraille, les déguisements s’enchaînent, et plus personne ne sait vraiment qui joue quel rôle.
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L'équipe artistique
La critique de l'Affiche
L'avis de
Angèle
Lorsque le spectacle a commencé, je me suis dit : « C’est absurde de monter Anouilh, auteur « littéraire » en commedia dell’arte ». Au bout d’un moment, j’ai pensé « Ils sont quand même très bons, ces artistes ! ». Et cette impression l’a emporté, de plus en plus au fil de la pièce : ils m’ont eue !
Cette « comédie rose » n’est sans doute pas la meilleure pièce d’Anouilh, car la présentation des personnages est d’abord assez lourde : il s’agit de trois voleurs maladroits, dont un jeune homme nommé Gustave. L’intrigue s’anime lorsque ces voleurs, se faisant passer pour des hidalgos désargentés, sont invités par une riche lady qui s’ennuie dans une ville thermale, en compagnie de sa nièce et d’un noble écossais. Leur intention est de la cambrioler la dame, dont la fortune est aussi convoitée par deux autres personnages, mais l’amour va s’en mêler…
On retrouve des thèmes chers à Anouilh : la jeune fille romanesque, la légèreté fantasque de la bonne société, prête à toutes les mystifications ; dans le rôle de Lady Hurf, on imaginerait tout à fait une Anny Duperey.
Mais ici, tous ces personnages sont interprétés par seulement quatre artistes, masqués ou maquillés, adoptant un jeu stylisé et très physique inspiré par la commedia dell’arte. Et ma foi, comme l’intrigue n’a aucun caractère de réalisme ni de profondeur, comme les personnages de pickpocket se prêtent à la virtuosité gestuelle, comme tout cela est un pur divertissement, comme Anouilh lui-même qualifiait cette pièce de « comédie-ballet », comme ils l’ont adaptée et raccourcie, comme ils sont incroyablement agiles et déliés, on ne résiste pas au plaisir que nous donne ce spectacle.
Car ils payent de leur personne, les membres de la troupe des « Allumeurs de réverbères ». Grâce aux masques très réussis, chaque personnage peut être incarné par n’importe quel membre de la compagnie et l’on imagine la précision que cela demande en coulisse. Quand ils ne jouent pas sous le masque, c’est par le maquillage et les mimiques qu’ils caractérisent d’autres personnages. D’une énergie folle, ils et elles nous emportent dans le tourbillon de ce bal des voleurs, dans cet univers de fantaisie survolté par leur impeccable technique de jeu. Et l’on sera très curieux de découvrir leur prochaine création : « Les Femmes savantes ».






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