Le Cid
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Mordue
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Mordue
« La Comédie-Française dans toute sa majesté. »
Ce spectacle n'est plus à l'affiche mais il y en a plein d'autres à découvrir !
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Le pitch

Un soufflet déclenche tout : Don Gomès gifle Don Diègue. Pour laver l’affront, Rodrigue provoque en duel le père de Chimène… et le tue. Celle qu’il devait épouser devient orpheline et réclame justice au roi, malgré l’amour qui la lie encore à lui. Le Cid, c'est la tragédie de l'honneur avant le coeur. 

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2026-05-15T20:30+01:00
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L'équipe artistique

Mise en scène Denis Podalydès
Scénographie Éric Ruf
Costumes Christian Lacroix
Lumière Bertrand Couderc
Musiques originales et son Bernard Valléry
Coiffures et maquillages Véronique Soulier-Nguyen
Assistanat à la mise en scène Alison Hornus
Assistanat aux costumes Jean Philippe Pons

Et de l’Académie de la Comédie-Française :
Assistanat à la mise en scène Sarah Cohen
Assistanat à la scénographie Audrey Caume
Assistanat aux costumes Kali Thommes
Assistanat au son Chadoh Dick

Avec Christian Gonon, Bakary Sangaré, Suliane Brahim, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Jennifer Decker, Danièle Lebrun, Clément Bresson, Marie Oppert, Adrien Simion

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La critique de l'Affiche

Mordue

L'avis de 

Mordue

Comme je l'attendais, ce Cid. Entre la hype de Benjamin Lavernhe, encore augmentée par sa récente prestation aux Césars, la prestance mythique de cette pièce, pas si souvent montée, et le label Comédie-Française apposé dessus, c'est comme si mon attente s'en trouvait triplée. Ajoutez à ça tous les articles dithyrambiques qu'on voit pleuvoir autour du spectacle, et la quête désespérée des spectateurs n'ayant pas eu de places alors qu'il affiche complet depuis des mois : on s'en voudrait presque d'être déçus. Mais ne vous inquiétez pas : je ne vous ferai pas cet affront. Comme tout le monde, j'ai adoré ce spectacle.

J'ai un moyen très simple pour vous donner une idée de ce Cid si vous hésitez encore - et qu'il reste des places. Pensez à la première image qui vous est venue la première fois qu'on vous a parlé de la Comédie-Française. Aux grands spectacles, aux grands classiques, aux grands décors, aux grands acteurs. Comme un alignement des planètes de la majesté. Pour moi, cette version du Cid, c'est ça. Et ce n'est absolument pas un reproche : cette esthétique majestueuse sied parfaitement au Cid ; je dirais même qu'il a tendance à la convoquer.

Le travail de Denis Podalydès est incroyable. Il a réussi à passer au-delà de tout ce qu'on a comme souvenirs de collège et autres idées accolées au Cid pour nous faire entrer dans sa version. En témoigne cette incroyable tirade des Maures - Nous partîmes cinq cents... - un vers qui appartient à tout le monde avant même d'être prononcé. Et c'est précisément là qu'il nous échappe : Podalydès le sort de notre mémoire pour le mettre ailleurs. La trouvaille scénique est simple et absolument parfaite ; je parlais de majesté en début de critique, on en atteint ici le point culminant. La scénographie d'Éric Ruf y est pour beaucoup : costumes et décors s'accordent dans un équilibre superbe sur le plateau. Le tout semble plus tenir du tableau que du décor.

Et puis il y a l'honneur. Notion délicate, un peu effritée par les siècles, parfois opaque pour nous aujourd'hui. Là où le texte de Corneille dit tout, frontalement, Podalydès choisit de l'exprimer autrement : par sa direction d'acteurs, par l'urgence, par cette tension qui passe de l'un à l'autre et qui rend immédiatement lisible ce qui pourrait nous sembler étranger. Et toute la troupe est au cordeau. Benjamin Lavernhe, évidemment, fait un Rodrigue éclatant. L'œil fougueux, plein de cette fièvre, de l'énergie de la jeunesse que sert justement l'honneur dont il est tant question. Il semble si jeune au début du spectacle, le regard fou, parfois apeuré, pas tout à fait conscient de ce qu'il fait car avant tout guidé par ce principe qui le dépasse. Quelque chose d'enfantin, aussi, lorsqu'il parle à son père. Puis il gagne en maturité, semble vraiment vieillir au fil de la pièce, comme si Le Cid était aussi un récit initiatique.

Suliane Brahim, elle, porte haut les couleurs de Chimène - personnage que je déteste pourtant. Là où elle peut paraître insupportable d'ordinaire, capricieuse, contradictoire en permanence, Suliane Brahim nous la montre aveuglée par l'honneur. Et cet aveuglement se perçoit jusque dans la chair : ses revirements restent irritants, mais on touche enfin du doigt le personnage dans son absolu. À leurs côtés, Jennifer Decker donne pleinement chair à l'Infante, rôle pourtant souvent supprimé. Sublime tragédienne, tiraillée entre passion et honneur, elle est troublante.

Joie infinie, aussi, de retrouver Christian Gonon en Don Gomès : quelques scènes, une prestance hautaine, et l'on comprend en deux répliques pourquoi tout part de lui. Quant à Bakary Sangaré, dont on questionne parfois les choix de distribution, il trouve ici son rôle. Roi impeccable, narrateur précieux, contrepoint de légèreté, à défaut de franche comédie, au juste dosage.

S'il fallait un bémol, un tout petit, celui qui place le spectacle un demi-ton sous la perfection, ce serait justement le prix à payer de cette majesté. Le début, surtout, est parfois un poil empesé, comme une démarche un peu ralentie par une robe somptueuse mais trop garnie. Mais qu'on me comprenne bien : c'est la robe qui pèse, pas le spectacle qui s'effondre. On reste à un demi-ton de la perfection, c'est-à-dire très, très haut.

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