
Ancien malade des hôpitaux de Paris
Une nuit à l’hôpital. Le docteur Galvan commence par croire très fort en la médecine… puis beaucoup moins. De service en service, les diagnostics changent, les symptômes apparaissent puis disparaissent, et la nuit vire peu à peu au grand chaos. Olivier Saladin embarque tout le monde dans cette course absurde au cœur de l’hôpital.
2026-05-12
19:00
2026-05-13
19:00
2026-05-14
19:00
2026-05-15
19:00
2026-05-16
19:00
2026-05-19
19:00
2026-05-20
19:00
2026-05-21
19:00
2026-05-22
19:00
2026-05-23
19:00
2026-05-26
19:00
2026-05-27
19:00
2026-05-28
19:00
2026-05-29
19:00
2026-05-30
19:00
2026-06-02
19:00
2026-06-03
19:00
2026-06-04
19:00
2026-06-05
19:00
2026-06-06
19:00
2026-06-09
19:00
2026-06-10
19:00
2026-06-11
19:00
2026-06-12
19:00
2026-06-13
19:00
2026-06-16
19:00
2026-06-17
19:00
2026-06-18
19:00
2026-06-19
19:00
2026-06-20
19:00
2026-06-23
19:00
2026-06-24
19:00
2026-06-25
19:00
2026-06-26
19:00
L'équipe artistique
Avec Olivier Saladin
De Daniel Pennac (collection Folio Gallimard)
Mise en scène Benjamin Guillard
Lumière Sylvain Chevallot et Emmanuelle Phellipeau-Viallard
Son Camille Urvoy
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
J'ai découvert Benjamin Guillard lors de sa mise en scène de Jo en 2019. Il en avait fait un spectacle tellement fou, tellement inclassable, tellement improbable, tellement marquant, que lorsque je retrouve son nom sur une affiche, j'y vais à présent les yeux fermés. L'occasion aussi de retrouver Olivier Saladin après le rôle d'Yvan qu'il incarnait dans Art il y a quelques mois.
Et comme je commence à connaître le travail de ce metteur en scène, je savais que ça allait être une sacrée démonstration. Benjamin Guillard a cette capacité rare de faire exploser un plateau : sous sa direction, le seul en scène n'est jamais un exercice de solitude - c'est une partition à plusieurs voix que joue un seul corps. Le vide, chez lui, ne se voit pas. Ses acteurs, il les pousse dans leurs derniers retranchements, leur demandant d'habiter chaque centimètre carré de l'espace avec une précision et une générosité qui n'appartiennent qu'à lui.
Car ce que j'avais moins vu venir en revanche, c'est la performance d'Olivier Saladin. Loin d'être évidente, d'ailleurs, car le seul en scène sur l'immense plateau du Théâtre Montparnasse est un travail pour le moins périlleux. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il défonce tout. Daniel Pennac a baptisé son spectacle « monologue gesticulatoire » - autant vous dire qu'Olivier Saladin l'a pris au pied de la lettre : c'est comme si le comédien avait digéré chaque mot de la langue fine et légèrement fantaisiste de Pennac pour la retranscrire scéniquement et l'illustrer avec tout l'arsenal qu'il possède en tant qu'acteur.
Le grand écart avec le Yvan plutôt poreux qu'il incarnait dans Art jusqu'à il y a peu est saisissant : entre ce personnage effacé et son docteur Galvan, il y a plusieurs centaines de volts de différence. Et chaque décharge est ponctuée par des soulèvements de rires dans la salle, parfois francs, parfois presque dégoûtés, allant même jusqu'à provoquer des réactions sonores et libératrices. Décidément, les yeux fermés, c'est bien la meilleure façon d'aller voir du Benjamin Guillard.


















