Les Marchands d'étoiles
Coup de coeur

Les Marchands d'étoiles

Du
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1h20
Martin
L'avis de 
Martin
« Aussi drôle que saisissant pour un moment inoubliable. »
Le pitch

Juin 1942, dans un dépôt de tissus parisien, la vie continue… Raymond Martineau, patron façon Pagnol, peine à s’imposer face à sa femme et sa fille rebelle. Joseph, jeune employé, a une mère juive, et Louis, le doyen, fréquente désormais un collabo notoire. Mais à part ça, tout va bien… Enfin presque.

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L'équipe artistique

Distribution Nicolas Martinez ou Romain Thunin, Guillaume Bouchède ou Eric Collado, Anthony Michineau ou Thibaut Gonzalez, Julien Crampon ou Vianney Fayard, Stéphanie Caillol ou Clotilde Daniault, Axelle Dodier ou Justine Teulié
Auteur Anthony Michineau
Mise en scène Julien Alluguette
Assistante mise en scène Blandine Guimard
Scénographie Georges Vauraz
Création sonore Yohann Roques
Lumières Ronan Le Magorec

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La critique de l'Affiche

Mordue

L'avis de 

Mordue

J’en ai marre des nazis. Entendons-nous bien : j’en ai marre des nazis au théâtre, hein, je ne les ai pas tolérés une partie de ma vie et puis finalement non, en fait, pas ouf. J’ai adoré Le Repas des fauves, HHhH, Adieu M. Haffmann, Le Pianiste, j’ai commencé à saturer un peu avec Suite Française, Maus, Les Producteurs ou Un sac de billes, et puis j’ai dit ça suffit. J’arrête. Et j’ai donc manqué sciemment Les marchands d’étoiles à sa création. J’ai bien vu le succès qu’ils rencontraient. J’ai vu qu’ils étaient repris cet été à Avignon. Mais non, c’est non. Jusqu’à ce que l’ami Martin se mette à insister. Insister beaucoup. Alors, si c’est pour faire plaisir à un ami…

J’aurais eu tort de ne pas y aller. Car je ne serais pas passée à côté d’un énième spectacle avec des nazis. Je serai passée à côté des Marchands d’étoile. Alors oui, c’est vrai, au tout début j’ai pensé au Repas des fauves et à Adieu M. Haffmann. Mais pas longtemps. Vraiment pas longtemps. Très vite, Les Marchands d’étoiles ont tracé leur chemin. C’est fou, car on a beau retrouver des mécaniques qu’on connaît – fondamentalement, on est en pleine occupation allemande, dans un équilibre un peu précaire qui va venir se faire chambouler par un collabo bien horrible comme on l’aime prenant un malin plaisir à torturer psychologiquement (et plus si affinités) nos personnages – on est quand même pris dans l’histoire.

Et c’est ça, justement, qui fait la force de ce spectacle. L’histoire. L’histoire ne tourne pas autour du collabo. Le spectacle n’est pas une excuse pour mettre en valeur un personnage. Ils existent tous. Et pour ça, la pièce utilise une forme simple, mais qui fonctionne complètement : les personnages continuent vraiment leur vie entre chaque apparition du collabo. Ils ne font pas que parler du collabo. Leur vie ne s’est pas arrêtée avec l’occupation. Ils arrivent à créer une vraie dichotomie entre les scènes de tension et les scènes plus quotidiennes. On sait qu’il va revenir, on sait que la situation est terrible, on sait que l’issue risque d’être malheureuse. Et ça rend ces moments, peut-être pas intimes mais disons amicaux, d’autant plus précieux. D’autant plus savoureux. Et ils parviennent à nous faire oublier le malheur. Et on se retrouve soudainement à rire, d’un vrai rire franc, léger, joyeux. Un rire qui répond aux bons mots lancés par ces personnages qui parviennent à continuer leur vie, coûte que coûte, malgré l’atmosphère angoissante qui règne au-dehors.

Je parle du rire parce que c’était le plus inattendu, mais ils nous font passer par toute une palette d’émotions. Il faut dire qu’ils sont particulièrement bien dessinés, tous ces personnages. Tous ont leur personnalité bien à eux, plus ou moins attachants, plus ou moins ambivalents face à la situation politique. Tous s’arrangent comme ils peuvent avec leur conscience et leurs valeurs. Sans aller jusqu’à parler de complexité, j’avoue que je ne m’attendais pas à une telle profondeur chez les personnages. Ni à une telle qualité de jeu. Si ce sont les personnages qui font ce spectacle, autant dire que ce sont les comédiens qui font les personnages.

Et quels comédiens ! Quelle troupe ! Tous sont formidables. On retrouve des noms qu’on connaissait déjà, comme Stéphanie Cailhol, femme courageuse, épouse vibrante, mère lumineuse, qui nous saisit à la gorge lors d’un hommage beau, simple, authentique, à son mari. Son mari, c’est Guillaume Bouchède, qu’on découvre, et qu’on ne manquera plus au théâtre sous aucun prétexte. Son accent du sud et son air blasés cachent une volonté de justice et une bravoure sans limite pour défendre les siens. Il est, comme tous, extrêmement juste, parvenant à faire passer des discours emphatiques sans aucune niaiserie, juste beaucoup de coeur.

Et puis il y a Nicolas Martinez. Le collabo. J’en ai vu des monstres au théâtre, mais alors lui… C’est un personnage terrible, sournois. Un fou. Ce genre de folie effrayante car imprévisible dans ses réactions. Sa force, c’est de ne jamais forcer. Il est tellement crédible, tellement normal, tellement authentique, qu’il en devient glaçant. Il met en place une telle peur autour de lui que l’atmosphère semble changer du tout au tout lorsqu’il entre sur le plateau, comme un Détraqueur qui ôte toute sensation de plaisir. Il m’a donné des sueurs froides, comme une araignée qu’on sent remonter dans son dos et qu’on n’arrive pas à écraser. Et même en étant tout ça à la fois, il parvient à se faire oublier. Un beau travail de troupe. Bravo !

La bande-annonce

Les contenus

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