
Splendeurs et misères
Jeune écrivain aussi talentueux qu’ambitieux, Lucien de Rubempré quitte sa province pour tenter de se faire un nom à Paris. Mais entre les salons, la presse, le théâtre et les jeux de pouvoir, il découvre vite qu’ici, le talent ne suffit pas toujours. Une adaptation des Illusions perdues qui suit l’ascension… et la chute d’un jeune homme prêt à tout pour réussir.
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L'équipe artistique
Mise en scène Paul Platel
Interprétation Marianne Giropoulos, Nicolas Katsiapis, Jason Marcelin-Gabriel, Willy Maupetit, Gaetan Poubangui, Laure Sauret
Scénographie Cécile Carbonel
Costumes Estelle Deniaud
Musique Tom Ouzeau
Lumière Ugo Perez
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Si on est tout à fait honnêtes, on se sait : Balzac, ça fait toujours un peu peur. A moi aussi, surtout un spectacle de 1h40, surtout à 22h25 dans le OFF après une grosse journée. L'affiche a attiré mon attention, j'ai hésité, le karma a décidé pour moi : j'y suis allée. J'ai été embarquée d'un bout à l'autre, je suis sortie pleine d'énergie, regonflée à bloc, et je n'ai donc plus qu'une seule envie : propager la bonne parole pour que vous ayez le même effet. Alors on y va !
Ça fait quelques adaptations des Illusions perdues qu'on voit passer : entre le film avec Benjamin Voisin ou les versions de Pauline Bayle et du Nouveau Théâtre Populaire, je pourrai presque faire croire que j'ai lu le romain. Et la raison de ces adaptations est simple : l'histoire est passionnante, évidemment moderne, pleine de rebondissements et de personnages hauts en couleur, et donc éminemment théâtrale. Le Théâtre des Évadés l'a bien compris, et ils en livrent une version éclatante, jeune, dynamique, délicieuse !
Je ne sais même pas quoi dire tant j'ai été happée. Ils rendent ces magouilles politiques à la fois drôles et abjectes, tirant chaque personnage vers ce qu'il a de plus outrancier dans un shoot d'énergie continu, rendant un bel hommage à la vision de Balzac d'une société comme un panier de crabes où tout le monde se tient par la barbichette.
Franchement, je suis bluffée. L'équipe est formidable, on est pris dans un tourbillon sans répit, ça grouille d'idées, aucune scène ne ressemble à la précédente et ils parviennent même à insérer ici ou là quelques clins d'oeil modernes, jamais gratuits, et qui font toujours mouche ! Alors forcément, quand le noir tombe, le seul truc que je me suis dit, c'est : vivement la suite !



















