Le choeur des femmes
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Le choeur des femmes

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1h20
Mordue
L'avis de 
Mordue
« Un spectacle qui éclaire autant qu’il captive. »
Le pitch

Jean Atwood voulait sauver des vies, pas écouter des histoires. Envoyée malgré elle dans le service du docteur Karma, elle découvre un autre rapport au soin, fait d’écoute, de doutes et d’humanité. Et si, finalement, soigner, c’était aussi apprendre à entendre ?

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L'équipe artistique

Texte Martin Winckler
Adaptation Violaine Brébion
Mise en scène Violaine Brébion, Xavier Clion, Clotilde Daniault, avec la collaboration artistique de David Gauchard
Interprétation Violaine Brébion, Xavier Clion, Clotilde Daniault
Création lumières Aurore Beck
Création sonore Baptiste Newte Marty
Scénographie Philippine Ordinaire
Costumes Coline Ploquin

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La critique de l'Affiche

Mordue

L'avis de 

Mordue

Le Chœur des femmes, c'est un spectacle qui, tranquillement, discrètement, fait son petit bout de chemin. Plus si discrètement d'ailleurs : on en entend parler sur plusieurs médias, il a été prolongé, et prolongé à nouveau, et prolongé encore, si bien qu'il commence à attirer sérieusement ma curiosité. Et que, me fiant à ce seul bouche-à-oreille, je réserve pour le spectacle. Sans même regarder de quoi il s'agit.

Je ne sais pas si tant mieux ou tant pis, mais le fait de ne pas connaître le pitch fait que je me prends le spectacle de plein fouet. Me voilà donc dans une clinique gynécologique. Dans ce genre de lieu, on parle de tout, mais on sait qu'on va passer par les violences gynécologiques. Ah, on est dans cet univers-là, très bien. On a quelques idées préconçues sur ce genre d'univers, d'autant plus dans la fiction. Je me serais probablement "attendue à quelque chose" si j'avais su au préalable ce que je venais voir. Mais n'essayez pas de deviner. De toute façon, le spectacle vous emmènera ailleurs.

Le spectacle se démarque de ce qu'on "pense connaître sur le sujet" en adoptant une forme inhabituelle : c'est la femme qui est brutale, et l'homme qui lui transmet son savoir. Elle est impatiente et condescendante, et voit la médecine par le prisme de la rapidité et de l'efficacité. Lui est le médecin idéal. Respectueux, délicat, à l'écoute.

C'est étonnant, et très bien fichu. Que la brutalité vienne d'une femme permet de ne pas la refouler immédiatement. Elle est désagréable mais c'est une femme. On commence évidemment par la juger, cette figure étrange qui brusque, qui parle de ses patientes en disant "les bonnes femmes". On finit par comprendre qu'elle s'est endurcie pour être "aussi bien qu'un homme". Elle a voulu prouver ses capacités en perdant un peu d'humanité au passage. En inversant les rôles genrés, le spectacle nous fait ressentir viscéralement ce que signifie intégrer les codes d'un système oppressif pour y survivre.

C'est un spectacle parfaitement équilibré. Les deux protagonistes sont attachants, on voit le lien se créer et leur relation évoluer. Très vite, on devine qu'un "mystère" viendra expliquer l'attitude de notre héroïne, et on cherche donc à la comprendre plus qu'à la juger. Et puis par certains aspects, c'est un spectacle qui flirte aussi avec le théâtre documentaire. Comme ça, disséminé au cœur de la fiction, on apprend aussi quelques trucs, comme la position anglaise d'observation gynécologique. C'est un thème rarement exposé sur scène, délicat, et qui s'en sort à merveille. Je lui tire mon chapeau.

La bande-annonce

Les contenus

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